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En mars 1913, triple communication de MM.E. Weill
et G. Mouriquand, à la Société de Pédiatrie, l’une sur la radiologie de la pneumonie du nourrisson, la seconde sur les foyers d’hépatisation pneumonique silencieux et la radioscopie?. Il s’agit de foyers d'hépatisation que rien à l’examen clinique ne trahit, où qui se décèlent seulement par une faible diminution de la sonorité et du murmure. L’atténuation ou la disparition de la sonorité, la faiblesse ou le silence respiratoire sont d’ailleurs les seuls signes propres de l’hépatisation et siégent à son niveau (M. Weill). Ces foyers peuvent n'être que passagèrement muets, c’est
la circonstance la plus fréquente, ou demeurer silen-”
cieux pendant toute leur évolution, ceci étant plus rare. Avant la radioscopie, ces pneumomies étaient qualifiées de centrales, ou venaient grossir indûment la liste des pneumococeies sans localisation pulmonaire.
La troisième communication concerne les localisations pulmonaires de la pneumococcie sans images radioscopiques. Entre la pneumonie complète allant jusqu’à l’hépatisation, et la présence du pneumocoque dans lé sang sans localisation appréciable du poumon, 1l existe toute une gamme d'états intermé-
1 Edm. Weill et G. Mouriquand, Notes cliniques et radiologiques sur la pneumonie du nourrisson { Bulletin de la Société de Pédiatrie, mars 1913). Ë
? Edm. Weill et G. Mouriquand, les Foyers d'hépatisation pneumonique silencieux et la radioscopie {Bulletin de la Société de Pédiatrie, mars 1913).
3 Edm. Weill et G. Mouriquand, les Localisations pulmonaires de la pneumococcie sans images radioscopiques / Bulletin de la Société de Pédiatrie, mars 1913).
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nl diaires où le poumon est lésé plus ou moins profondément. Ces états se jugent par des signes stéthoscopiques divers, parfois, et c'est ce qui fait l’intérêt du diagnostic radioscopique, il y a râles fins, souffle tubaire, voire diminution de la sonorité; les signes fonctionnels de l'affection, son tracé thermique sont en faveur de la pneumonie franche la plus authentique, mais iln’y a pas d'image du tout ou il n'y a qu’une ébauche, une grisaille floue, un nuage léger plus ou moins fugace qui n'a rien de commun avec l’ombre opaque du foyer d’hépatisation vraie. Le souffle, les râles fins existent donc souvent sans l’image et ne sont pas liés à l’hépatisation ; lorsqu'ils coexistent avec elle, ils ne siègent pas à son niveau mais à l’entour.
La production du souffle tubaire est due à une autre lésion que l’hépatisation proprement dite, et ce sont-les lésions du poumon s’arrêtant avant l’hépatisation qui donnent les pneumonies avec symptômes généraux fonctionnels et d’auscultation sans production de l'ombre radioscopique.
ba question de .la pneumonie dans la rougeole est aussi abordée : il est souvent difficile de savoir si la rougeole est compliquée d’une pneumonie ou d’une broncho-pneumonie pseudo-lobaire, soit que la complication survienne au cours de la période éruptive, soit qu’elle se produise tardivement pendant la convalescence; et c’estici particulièrement que se dressent les difficultés énumérées déjà. La radioscopie en tout cas montre le mal-fondé de l'opinion de Sanné, que dans la rougeole les broncho-pneumonies constituent les accidents précoces, les pneumonies les accidents tardifs.