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d'une pneumonie du lobe inférieur. Mais celle-ci ne donne qu'une matité postérieure ne débordant pas vers l’aisselle. Si l’on vérifie au contraire une matité franche en plein creux de l’aisselle au niveau des III° et IVe espaces intercostaux, il y a-épanchement. Le triangle axillaire de la pneumonie ne donne en général que de la diminution de sonorité au niveau de sa base, et c'est un signe plus inconstant que la diminution du murmure au même niveau: cette diminution de sonorité, 1l la faut aller chercher à l'extrême sommet du creux axillaire quand elle existe. La persistance de la sonorité axillaire en discordance avec des signes d'épanchement moyen, doit faire éliminer le diagnostic de “pleurésie et faire penser à tel état inflammatoire du poumon avec, dans les alvéoles, présence d’exsudats dont les caractères se rapprochent de ceux d'un liquide pieural!. Ces notions ont reçu leur développement dans la thèse de Pratsicas *?.
A Lyon, MM. Mollard, Bret, Pauly, dans leurs communications orales déjà indiquées avaient résumé leurs recherches radioscopiques dans la pneumonie de l’adulte, recherches confirmatives de celles de M. le professeur Weill. À Paris, H. Paillard, dans son étude sur les pleurésies enkystées, avait dit un mot de ces pleurésies interlobaires en apparence primitives, qui succèdent à des pneumonies silencieuses à l’ausculta-
1 G. Mouriquand, Sur la pleurésie métapneumonique de l'enfant; valeur diagnostique de la matité axillaire { Progrès Médical, 13 juillet 1912, n° 28).
2 André Pratsicas, Recherches cliniques sur quelques points de séméiologie médicale du creux aæillaire (thèse Lyon 1916).
re tion et pour cela passées inaperçues!. Dans une autre étude sur la pneumonie du sommet chez l'adulte d’après l'aspect radiologique?, il faisait la part des acquisitions dues à M. Weill et à ses élèves et leur apportait la confirmation de ses examens propres. Dans la pneumonie du sommet de l'adulte on trouve aussi à l'écran une ombre triangulaire à base axillaire, le sommet même du poumon étant respecté à ce stade. Paillard a rencontré chez l'adulte des pneumonies dites centrales qui n ‘étaient que mueltes, et où existait une ombre affleurant la corticalité. Il cite un cas de pneumonie tuberculeuse du sommet où la radioscopie fit faire le diagnostic, et il insiste sur la valeur de Ia* radioscopie dans les cas de ce genre où les signes stéthoscopiques et l'allure clinique générale feraient dire pneumonie franche; cet intérêt est le même dans les cas de pneumonie traînante où la défervescence s’effectue lentement, et la résolution aussi, où les signes physiques peuvent persister plusieurs semaines avec des caractères invariables. Il peut même s’agir de pneumonie à pneumocoques chez un tuberculeux; l'examen des crachats souvent dénué de signification le sera ici plus encore, et le recours à la radioscopie sera d’autant plus nécessaire. Guillaume *, dans sa thèse, résumant
1 H. Paillard, les Pleurésies enkystées R G./Gazette des Hôpitaux, 1g1t, N° 111 et 114).
? H. Paillard, la Topographie de la pneumonie du sommet chez l'adulte d’après l'aspect radiologique (communication à la Société de Biologie, séance du 25 octobre 1913, et C. R., année 1913, t. LXXV, p. 320).
$ Guillaume, Contribution à l'étude clinique et radiologique de la preumonie du sommet chez l'adulte (thèse Paris 1913),