‹ Pneumonie Infantile et RadiologieChapitre 14 sur 42 · AE · texte numérisé non relu

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les travaux de Paillard, se demande s’il existe des caractères distinctifs tranchés entre l'ombre radioscopique du processus pneumonique tuberculeux, et celle de la pneumonie franche à pneumocoques. A la suite de nos recherches personnelles, sur plus de cent cinquante pneumonies, et d'autant d’autres pneumopathies, la plupart tuberculeuses, nous sommes autorisés à répondre oui : L'ombre radioscopique de la pneumonie franche à des caractères ef une évolution qui lui sont-propres, el, jusqu'ici, sa constatation doit entrainer le diagnostic de pneumonie à pneumocoques. Un triangle chez un tuberculeux répond à une pneumonie franche chez un tuberculeux, pneumonie faisant ou non le lit de la tuberculose. La thèse de Guillaume nous a d'ailleurs satisfait en ce qu'elle donne aux travaux de notre maître et de l'école lyonnaise l’importance qu'ils méritent, et montre à quel point ils sont appréciés par l’école de Paris. Toutes les acquisitions faites en ce qui concerne la pneumonie de l'enfant s'appliquent aussi à celle de l'adulte, les études de Paillard et Guillaume en sont l’évidente démonstration.

M. Barjon, le maitre lyonnais, dans son remarquable Précis écrit aussi! : « Le triangle a une valeur positive incontestable lorsqu'il existe, et surtout chez l'enfant. Aucune autre affection thoracique ne donne une ombre triangulaire à base axillaire, à contours aussi francs. » Il fait cette constatation, importante pour l'appréciation des signes, que l'ombre pneumo-

{ Barjon, Radiodiagnostic des affeclions pleuro-pulmonaires, Masson, 1916.

nique chez l’adulté précède de plusieurs jours l’apparition des signes et leur survit parfois plusieurs semaines. Il est habituel de poursuivre la survie pendant six semaines au moins. C’est là un caractère radiologique important de la pneumonie du sommet chez l'adulte. La résolution est toujours lente. L'ombre, même pâlie et modifiée, persiste longtemps après la disparition de tous les signes physiques, dans un cas deux mois et demi, trois mois après le début de la pneumonie. Il semble que la pneumonie de‘l'adulte s'étende plus vite et plus volontiers, qu’elle ait plus de tendances de segmentaire à devenir lobaire. C'est ainsi que dans la pneumonie du sommet le triangle initial ou-de retour, rencontré par Mollard, Paillard serait assez difficile à surprendre, et qu'on observerait surtout une opacité de tout le lobe supérieur, limitée en bas par la ligne interlobaire qui la sépare du lobe inférieur clair. La ligne de démarcation est nette, le contraste frappant. Dans la pneumonie de la base, image moins caractéristique, ombre plus diffuse, limites moins assurées. Dans la pneumonie totale, ombre diffuse gagnant tout l'hémithorax. Ve M. le professeur Collet, dans son Précis des affections de l'appareil respiratoire! accorde également une part prédominante aux travaux de MM. E. Weill et Mouriquand dans la description de la pneumonie infantile.

Ultérieurement nous ne trouvons que l’article de

1 Collet, Précis des affections de l'appareil respiratoire, coll. Testut, Doin, 1914, p. 1230-1236.

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Guillaume dans la Médecine pratique (11 y résume sa thèse !) et un article de Paillard, Rousselot et Béhague? dans le Progrès médical, concernant des faits déjà acquis.

Pendant la guerre, à noter, seulement pour leur originalité, une communication américaine, celle des deux Quimby venant après celle de Pemberton et Edsall”, sur la radiothérapie des foyers pneumoniques à résolution lente.

1 J. Guillaume, Médecine pratique, Paris, 1914, &. X, p. 119.

? Paillard, Rousselot, Béhague, Considérations cliniques et radiologiques sur la pneumonie du sommet chez l'adulte {Progrès Médical, 10 janvier 1914, p. 13-16).

3 A.-J. Quimby, and W.-A. Quimby, Unresolved pneumonia, successful treatment by Rôntgen rays New-York {Médical Journal, 1916, p. 681-683).

#°R. Pemberton et Edsall, Radiothérapie contre les pneumonies à résolution lente (Semaine Médicale, 20 février 1907, p. 93).

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