DES AUTEURS CITÉS DANS LA POÉTIQUE
(Les chiffres désignent les paragraphes. )
Abraham A Santa-Clara, 1642-1709, célèbre prédicateur et écrivain catholique allemand, auteur aussi gai que religieux. Il se rapproche par sa verve el son originalité de son grand confrère Rabelais. Son style souvent rnacaronique offre une richesse inépuisable d'esprit et de bon sens. Schiller s'est inspiré de lui dans IVallenstein pour la scène de la capucinade. 29, 36.
Addison, son style, 93.
Adelung, 173^-1806, auteur de différents bons ouvrages sur la langue allemande, et notamment du JVoerterbuch der hochdeutschen Mundart, Leipzig, 1774-86. — Pr. de la pr. éd., 11, 81. — Son style, 82, 85, 89.
Alfieri, 12.
Arbuthnot (John), médecin anglais, humaniste distingué. Il a écrit en collaboration avec Swift et Pope la satire littéraire : Mariinus Scriblerus. C'est à lui qu'on doit le fameux roman
humoriste John Bull, dont le titre est devenu la dénomination proverbiale du peuple anglais. Son ironie, 37.
Arioste, 22.
Aristote, sa Poétique, préf. de la prem. et sec. éd.— Sa définition du beau, 1. Du risible, 26. De la durée de l'action dramatique, 66.
Aristophane, 34, 36, 93. Son humour, 35. Sa moralité, 20, 3/i, 91.
Arnim, un des coryphées de l'école romantique, époux de la célèbre Bettina. Ses contes, 70. Son humour, 32.
Ast (George A. Fréd.), 1778-1841, philologue et philosophe distingué. Grundriss der Aesthetik, Landshut, 1807. Sa définition du risible, 26.
Augustin (saint), 92.
Bacon (F.), son style, 81. Son esprit, 42, 45.
Baggesen, 1 764-1820, né en Danemark, poète et critique allemand. Gedichte, Hambourg, 1 803 ; 84
Bahrdt, 1741-1792, surnommé par Kotzebue « l'homme au front de fer, » théologien et pédagogue distingué, mais quelque peu utopiste, caractère violent et inquiet. Son manque de goût, 32.
Balzac, 38.
Bayle, préf. de la prem. éd., 10. Son esprit, 42.
Beattie (I.), 1735-1803, philosophe écossais. Préf. de la prem. éd.
Bergius, son esprit, 53.
Berkeley, 17.
Bernhardi (A.-F.), 1769-1820, philologue et écrivain romantique, ami et beau-frère de Tieck. Bambocciades, 1797. Son humour, 32.
Blumauer, 1755-1798, poète lyrique qui ne manque pas de
\erve el de stylo, mais qui tombe quelquefois comme son modèle, Bùrger, dans la trivialité. Son ouvrage le plus célèbre est V Enéide travestie, Vienne, iTS'i: 36, 41. B m i H i . 81, 91.
BODI, 1739-1798, traducteur d'un grand mérite. Ses principales traductions sont celles de Sterne, de Goldsmith, de Fielding et de Montaigne ; 36, 41, 63.
BOILEAI, 36.
Bossu, 88.
Bootbrwei (Frédéric), 1766-1828, philosophe de l'école de Kant et de Jaeobi, auteur d'une esthétique célèbre et d'une histoire des littératures modernes. Préf. de la deuxième éd. ; 22, 91.
Brehtaho (démens), poète de l'école romantique, frère de Bettina d'Arnim. Son humour, 32.
Brockes (B.-II. ), 1680-17/i7,. poète descriptif. Irclisches iirgnilgen in Gott, Hambourg, 9 vol., 1721-17:8. — 3,80.
BUFPOH. Son style, 86; sa définition du style, 76.
Butlbi (S.), 1612-1680, auteur de la célèbre épopée comique Hvdibras, satire contre les Puritains, àà, 109.
Calderon. 91.
Camoens, 2.
Campe (l.-H. , I7'i6-I818, pédagogue et lexicographe allemand d'un grand mérite, a publié avec Bernd un célèbre dictionnaire de la langue allemande, 5 vol. Brunswick, 1807-11 ; 30. Son purisme, 84.
Carlin (A. Berlinazzi, surnommé;, non Parisien, comme le dit Jean-Paul, mais né à Turin en 1713, excellent acteur comique, ne débuta à Paris qu'en 17/tl et mourut en 1783. On a de lui les Nouvelle* métamorphoses d'Arlequin, comédie en cinq
30(i INDKX.
actes, 1763. On a publié aussi, en 1827, sa Correspondance avec Clément XIV. 29.
Caton, sa concision, A5.
Cervantes, 2, 3, 22, 25, 39, C3, llx ; sa tragédie de Numance, 22 ; Y El Buscapié, 3U ; son humour et son ironie, 36.
Chateaubriand, son Atala (1801), 72.
Cicéron, 91; son style, 85; ses saillies, 38; sur le risible, 26.
Corneille, 88, 9û.
Congrève (William), 1670- 1729, auteur dramatique anglais très-estimé de son temps ; ses comédies offrent beaucoup d'analogie avec celles de Scribe ; 39.
Cowley (Abraham), 1618-1667, poète lyrique anglais de celte époque de transition qui sépare le siècle de Shakespeare et de Ben Jonson des imitateurs des anciens et de la littérature française. Son style abonde en métaphores assez souvent forcées, 51.
Cramer (K.-G.), 1758-1817, auteur de plus de quarante romans d'aventures, réaliste d'assez bas étage, quoiqu'il ait joui d'une grande popularité; 80.
Crébillon le Tragique, 88.
Crébillon fils, romancier ; son humour, 3Zj.
D'Alembert, 89.
Dante, 2, 69.
Defoë (Daniel), llx-
Delbrûck (J.-F.-F.), 1772-1848, professeur de rhétorique à Bonn. Sa définition du beau, U*
Delille, 75.
Diderot, 10, 89; ses drames, 72.
Dyk (J.-G.), 1750-1813. La Bibliothèque des belles-lettres et des arts libéraux ne doit pas être confondue avec la Biblio-
théqut allemande universelle) fondée el dirigée d'abord par Nleolal et Mendelssohn et conduite ensuite par njk luimême : 55.
I r,n;n uid ).- V.), 1739-1809, professeur de pliilosophie à Halle. Manuel d'esthétique, Halle, h vol. 1803-5, etc. Préface de la seconde édition.
Km. kl (J.-J.), 1741-1802, orateur religieux et philosophe esthéticien d*un grand mérite. Icleen zu einer Mimik, Leipsick, 1785. Il est moins heureux dans ses drames et dans ses romans, qui tombent quelquefois dans la platitude. Son œuvre la plus célèbre, Lorenz Stark, 1795, n'a de valeur que comme tableau des mœurs de son temps, 63, 71, 72, 74; son panégyrique de Frédéric 11, 86; son style, 82, 93.
En \sme. Son Éloge de la folie, 34.
Eschexburg (J.-J.), 1743-1820, professeur à Brunswick. Théorie und Uteratur der schœnen IFissenschaften, Berlin, 1783; traduit en français par Storch, 1789; sa division de la poésie, 75; sa traduction de Shakespeare, 64.
Eschyle, 16, 20; ses chœurs, 65.
Euripide, 91 ; son [phigénie, 59.
Fichte (J.-G.), 1762-181/1, le grand philosophe nihiliste, 91; son style, 1x5.
Fieldlng (II.), 1707-1754, célèbre romancier anglais, 38, 58, 71,72,74.
Fiscuart (J.), 1545(?)-1589(?), le Rabelais de l'Allemagne, traducteur de Gargantua et Pantagruel, et auteur de beaucoup d'écrits satiriques pleins d'esprit et de verve, 35, 83 ; sa moralité, 34.
Fischer (Chr.-A.), 1771-1829, grand voyageur. Bibliothèque générale amusante des voyages, Berlin, 1806; 8, 80.
Flôgel (K.-F.), 1729-88, auteur d'excelleuts ouvrages sur le comique et ses différentes formes, 26.
Fontenelle, Préface de la première édition, 73; son style, 51, 82.
Fortunatts (Les Aventures de), 70.
Foote, 1719-1777, auteur de bonnes comédies, surnommé, non sans exagération, l'Aristophane anglais, 28, 33, 39, 59.
Fouqué (F.-H.-K. de la Motte-), 1777-1843, issu d'une famille d'émigrés français, poète et romancier distingué, quoique trop estimé de son temps. Il a traité de préférence les matières des anciennes traditions germaniques, et notamment dans le drame Sigurd, dont le héros est à peu près le même personnage que le Siegfried des Nibelungen, 61, 70.
F'rohreich, nom sous lequel Jean-Paul a désigné le poète anacréontique Hagedorn. (V. ce nom).
Galliani, sa traduction d'Horace, 38.
Gellert (Chr.-F.), 1715-69, professeur de philosophie à Leipsick, moraliste, auteur de comédies et de romans. Ses cours sur la poétique et la rhétorique ont été très-suivis, 3, 39, 85.
Gessner (S.), 1730-87 ; sa Mort d'Abel, 73 ; son style, 78; 89.
Gibbon, 45. V. Terrata.
Gleim (1719-1803); son Halladat ou Livre rouge parut à Halberstadt en 1774, 80.
Guerres (J.-J. Von), 1776-1818, publiciste allemand très-distingué, d'abord libéral, ensuite romantique et ultramontain ; Préface de la première édition; son humour, 32; son style, 82, 86.
Goethe, Préface de la seconde édition, 2, 10, 14, 74, 91. JVer» iher, 69, 72, 74, 79, 81. IVilhelm Meister, 5, 25, 60, 70, 72, 80. Hermann et Dorothée, 73,' 79. Reinecke Fuchs, 38. La Fohe de Plundersweiler, petite comédie satirique dirigée sur-
INDEX, ;iO!>
lout coulre les faux portes et les imitateurs de la tragédie française, 32. i.-i Fkmcée de Coriathe, 91, léry et Baetely, 73.
lùjmunt, 58. lasso, 61. Stella y 58. Ses théories critiques, pré face de la seconde édition ; sou style, 78, 81, 83, 93 ; son ironie, 37: ses caractères, 56, 57 , 58, 60; ses descriptions, 2.
GOLDONi (C)| 1707-1793, un des meilleurs auteurs comiques de l'Italie, 25.
Goldsmith, son ficaire de ÏFakejield, 72, 73.
Gombauld, i 576- 1606, 90.
r.oTTER (F.-W.)j 1746-1797, poëte et critique d'un goût trèspur, 33. (Jean-Paul semble confondre deux noms ; c'est l'acteur et poëte dramatique Brandes (J.-C), 1735-99, qui est l'auteur d'un mélodrame $ Ariane à Naxos, 1777, imité par Gotter dans sa Médée.)
Goixi (Carlo, conte di), 1722-1806, auteur comique qui, dans ses farces et ses féeries, réagit contre la platitude de Goldoni et des imitateurs des Français. Esprit vif et satirique, mais fantasque et superficiel, 25; son humour, 32.
Gruber (J.-G.), 1774-1851, professeur de philosophie à VVittenberg et à Halle. Revision der Aesthetik dans la Ienaer allgemeine Literaturzeitung , 1805-7, etc. Préface de la seconde édition.
IIagedorn (F. de), 1708-1754, désigné par Jean-Paul sous le nom de Frohreich, 73.
Haller (A. de), 1708-1777, un des esprits les plus universels et les plus célèbres du siècle dernier, écrivain distingué dans tous les genres, surtout naturaliste, 1; son poème descriptif des Alpes, 75. Ses romans : Usong, Alfred, Fabius et Caton, 87.
IIamann J.-G.), 1750-88, auteur mystique et humoriste fécond en pensées originales et profondes, mais aussi bizarre et aussi obscur que Jean-Paul. Il aimait à s'appeler lui-même « le mage
du Nord », par allusion non-seulement à l'extrême nord de l'Allemagne qui le vit naître, mais encore aux ténèbres de son style, 45, 53, 5/i.
Hamilton (Antoine, comte de), 1646-1720; 29.
Hebel (J.-P.), 1760-1826 ; ses poésies alémannes , écrites dans cet idiome du midi de l'Allemagne qui a été au moyen âge la langue des Minnesinger, 25. (Il ne faut pas le confondre avec le poète tragique Hebbel.)
Heinse (J.-J.-W.), 1746-1803, célèbre romancier allemand, grand admirateur de l'Italie et de la Grèce antique, 80 ; son Ardinghello ou Les îles fortunées, 72, 79.
Hemsterhuis (Fr.), 1720-90, grand philosophe et critique hollandais de l'école de Locke. Lettres sur la sculpture, 1769; 10, 14; sa définition du beau, 4.
Herder (J.-G.), 1744-1803, le seul grand génie, avec Wieland, qui ait été uni à Jean-Paul par une amitié intime. Préface de la deuxième édition, 10, 12, 22, 25, 29, 37, 39, 51, 62, 63, 70,73,78,79,80,81, 82,91,93.
Hermès (J.-T.), 1738-1821. (Il ne faut pas le confondre avec ses contemporains J.-A. Hermès, le théologien protestant, et George Hermès, fondateur d'un système de philosophie catholique.) Ses romans didactiques, 3, 57, 72, 74.
Hérodote, 20.
Hippel (Th. -G. Von), 1741-1796, caractère bizarre, imagination hardie, auteur satirique et humoriste très-estimé, dans le genre de Sterne, 35, 72 ; son esprit, 50, 53.
Hirschfeld (Gh.-G.-L.), 1742-92, auteur d'ouvrages sur l'horticulture, 80, 86.
Hobbes, sur le risible, 30.
Holberg (Ludwig Von), 1684-1754, le régénérateur de la littérature danoise, auteur comique de beaucoup de verve, 33, 39.
Home (Henry), lord Kaimes, 1098-1782, philosophe écossais. Et* Élément* de critique, 1762 ; Préface de la première édition, SA.
IlOMhi, , 2, 3, 9, là, 10, 20, 22, 50, 55, 56, 58, 59, 00, 6'i, 00. 87, si.
BOAACB, 37; son Art poétique, 75.
Horn (F. Chr.), 1781-1837, polygraphe romantique; Esquisse d'une histoire et d'une critique de la poésie et de la littérature allemandes, 1819. Préface de la deuxième édition; ses romans : Le solitaire, Les poètes, Guisard le poète, 32.
Jacobi (Fr. H.), 1742-1819, le philosophe et romancier célèbre, 12, 13, 14, 64, 71, 79, 80, 91.
Johnson (Samuel), 1709-84, l'auteur du Dictionnaire de la langue anglaise et de la lie des poètes anglais, 85.
Jl VÉNAL, 29.
Kalidasa, célèbre poète indien du premier siècle de notre ère. La Sacountala, 33.
Kawe (J. A.), 1773-1824, polygraphe, surtout philologue et romancier. Il était lié avec Jean-Paul, qui vint généreusement à son secours dans plusieurs circonstances difficiles de sa vie. Son humour, 32.
Kant, 2, 11, 91, 92; ses théories esthétiques, préface de la deuxième édition; du beau, 4; du sublime, 27; du risible, 26; son obscurité, 45.
Kerner, écrivain romantique de la fin du siècle dernier, 32.
Kleist (E. Chr. von), 1715-1759, auteur du poème descriptif Le printemps, 1749, et d'élégies; 73, 75, 78, 80.
Klingemann (E.-A.-F.). 1777-1831, auteur dramatique et directeur du théâtre de Brunswick. Différents écrits sur l'art dramatique. Préface de la deuxième édit.
Klinger (F. -M. von), 1753-1831, compatriote et ami de jeu-
nesse de Goethe , mort en Russie, où il était parvenu à de grandes dignités. Génie mâle et vigoureux, misanthrope sur la fin de sa carrière, un des chefs de cette Sturm-und Drangperiode (période de tempête et de turbulence) qui précéda immédiatement la grande époque littéraire de la fin du siècle dernier. Le coq d'or9 1785, conte allégorique hostile au christianisme et qui ne fait que développer les attaques de Rousseau contre la civilisation; Orphée changé en Bambino, 1778; 25. Histoire de G ia far le Barmécide, 1782. Fie de Faust, 1791; 60. Considérations et pensées sur différents objets de la rie et de la littérature, 1802; 89; son style, 72, 86.
Klopstock. Préface de la deuxième éd., 2, 21, 25, 38, 91 , 93. La Messiade, 63, 67, 80. La république des savants, 177/i, ouvrage de beaucoup de mérite, mais d'une forme assez bizarre, respirant un patriotisme outré et, pour cette raison même, trop peu estimé par les contemporains. Goethe en parle longuement dans ses mémoires, troisième partie, livre XII; 29, 51, 85. Hermann, drame, 61. Ses poésies lyriques, 3, 79. Son style, 45, 50, 81, 86.
Klotz (Chr.-A.), 1738-71, professeur à Gœttingue et à Halle, philologue de beaucoup de mérite et d'érudition, mais d'une humeur tellement hautaine et arrogante qu'il fioit par s'engager à ses dépens dans une polémique savante avec Lessing, aussi érudit, mais plus spirituel que lui. Il a écrit surtout en latin : Genius sœculi, 1760; S omnium , 1761; Ridiculia litteraria, 1762 ; De libris, auctoribus suis fat alibus, 1761; 37.
Koeppen (Fr.), professeur de philosophie à Erlangen, d'abord partisan de Kant et de Fichte, ensuite de Jacobi. Préf. de la deuxième éd.
Kotzebue (A. -F. -F. von), 1761-1819, auteur de comédies trop célèbres; 91; ses. Espiègleries] de pages, une