IDYLLE DANS LE GOUT DE THÉOCRITB
IIpÔTOv u.h eux,rj irpcaSsuto ôswv Tyiv iTpwTO[/.aT£v TaTav...
2 <6(0 S'c Nuui.(paç...
At^uXo?
« Honorons d’abord la Terre, qui, la premièr# entre les dieux, rendit ici les oracles... * J’adore aussi les nymphes. >
Eschyle.
Vois- tu ce vieux tronc d’arbre aux immenses racines? Jadis il s’anima de paroles divines;
Mais par les noirs hivers le chêne fut vaincu.
Et la dryade aussi, comme l’arbre, a vécu.
(Car, tu le sais, berger, ces déesses fragiles.
Envieuses des jeux et des danses agiles,
Sous récorce d’un bois où les fixa le sort,
Reçoivent avec lui la naissance et la mort.)
Celle dont la présence enflamma ces bocages Répondait aux pasteurs du sein de verts feuillages,
Et, par des bruits secrets, mélodieux et sourds,
Donhdit le prix du chant ou jugeait les amours.
Bathylle aux blonds cheveux, Ménalque aux noires tresses. Un jour lui racontaient leurs rivales tendresses.
L’un paraît son front blanc de myrte et de lotus;
L'autre, ses cheveux bruns de pampres revêtus,
Offrait à la dryade une coupe d’argile;
Et les roseaux chantants enchaînés par Bathylle,
Ainsi que le dieu Pan l’enseignait aux mortels.
S’agitaient, suspendus aux verdoyants autels.
J’entendis leur prière, et de leur simple histoire Les Muses et le temps m’ont laissé la mémoire.
MÉNALQUE
O déesse propice! écoute, écou e-moil Les faunes, les sylvains dansent autour de toi, Quand Bacchus a reçu leur brillant sacrifice, Ombrage mes amours, ô déesse propice!