L ARABE A SON COURSIER
Noir, et bien plus noir que l’ébène , Ton poil uni brille pareil Aux claires eaux de la fontaine Que frappent les feux du soleil
Lorsque , te livrant la carrière 7 Je te presse de mes genoux ,
Mon œil charmé voit ta crinière Bondir comme un flot en courroux !
L’aigle semble avoir de ses ailes Muni tes flancs impétueux ;
Et le serpent dans tes prunelles A mis la flamme de ses yeux.
Ton vol est celui de l’orage.
Pour toi les airs ont une voix ;
Ils bruïssent'a ton passage Comme les traits de mon carquois