‹ PoésiesChapitre 47 sur 57 · L ARABE A SON COURSIER · texte numérisé non relu

L ARABE A SON COURSIER

Noir, et bien plus noir que l’ébène , Ton poil uni brille pareil Aux claires eaux de la fontaine Que frappent les feux du soleil

Lorsque , te livrant la carrière 7 Je te presse de mes genoux ,

Mon œil charmé voit ta crinière Bondir comme un flot en courroux !

L’aigle semble avoir de ses ailes Muni tes flancs impétueux ;

Et le serpent dans tes prunelles A mis la flamme de ses yeux.

Ton vol est celui de l’orage.

Pour toi les airs ont une voix ;

Ils bruïssent'a ton passage Comme les traits de mon carquois

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