‹ PoésiesChapitre 52 sur 57 · A M. COLIN · texte numérisé non relu

A M. COLIN

Cimetières fouillés , chevelure coupée De la tête de ceux qui sont morts par 1 épée ; Sucs pour avortemens; mots et signes pervers Qui, dans le plus riant et plus gras pâturage , Tandis que le pasteur repose sous l’ombrage , Font tomber la brebis et la couvrent de vers.

Oh ! c'est sublime et vrai ! cette rapide ébauche Mieux qu’un tableau fini de la nature approche. Sous ces deux types-là tout entier tu ressors . Race à faim de vautour , b l’instinct de chouette Que nul ciel ne captive et que nul sol n’arrôle , Qui vis de la voirie et qui jelles des sorts.

4e EDITION.

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Je le sais , au festin servi par la louange ,

Le poète pieux parfois s’oublie et change ,

Et reçoit , sur l’autel qu’il s'élève en son cœur ,

Un encens qu’il devrait renvoyer au Seigneur ,

Qui de la poésie est la source première ,

Et dont tout l’art humain n’est qu’un froid plagiaire, A celui qui jeta l’existence au néant Comme un manteau superbe au dos d’un mendiant Sublime créateur du merveilleux poeme ,

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