‹ Poe˜me du CidChapitre 113 sur 182 · V. 3075-76. — Sanchez met un point à la · texte numérisé non relu

V. 3075-76. — Sanchez met un point à la

fin de chacun de ces vers, qui sont en quelque sorte liés par la conjonction que sous-entendue, comme cela se voit souvent dans l’ancien provençal.

V. 3083. — Au lieu de cometer il faut, je crois, lire comete)', ou mieux encore someter ( soumettre).

Le Roi ne peut se lasser de lui , tant il l’aime de cœur :

Il ne cessait de regarder sa barbe , qui si vite lui avait crû.

51070 Tous ceux qui sont là s’émerveillent de Mon Cid.

Ce jour est passé, et entrée est la nuit.

Le jour suivant, au matin, le soleil se leva brillant.

Le Campéador aux siens commanda ceci :

Qu’ils préparassent à manger pour tous ceux qui là étaient.

3075 De telle sorte les traite Mon Cid le Campéador,

Que tous étaient joyeux et s’accordent sur ce point :

II y avait trois ans passés qu’ils n’avaient fait un meilleur repas.

Le jour suivant, au matin, dès que le soleil parut,

L’évêque don Hiéronyme chanta la messe.

1080 Au sortir de la messe tous sont assemblés.

Le Roi ne perdit point de temps , il commença de parler :

« Ecoutez-moi , hommes d’armes, comtes et infançons. ff Je veux adresser une prière à Mon Cid le Campéador. ce Plaise ainsi à Christ que ce soit pour son bien ! si o 85 ce Je vous demande vos filles doña Elvire et doña Sol,

ff Afin que vous les donniez pour femmes aux infants de Carrion . ce Le mariage me semble honorable et de grand avantage. ccEux ils vous les demandent, et moi je vous l’ordonne. ccDe l’une et de l’autre part, que tous ceux qui sont ici,

3090 ff Que les miens et les vôtres soient intercesseurs.

rDonnez-les-nous, Mon Cid, [et] qu’ainsi le Créateur vous soit en aide!»

— ff Je n’aurais point de filles à marier, répondit le Campéador, ff Car elles sont d’âge tendre et encore bien jeunes. ff[Mais] les infants de Carrion sont de grand état;

2095 ff Ils conviennent pour mes filles et, même, pour de meilleurs partis. ffMoi je les engendrai toutes les deux, et vous, vous les avez élevées, ff Autant elles que moi, nous sommes à votre merci, ff Voici en votre main doña Elvire et doña Sol :

V. 2093. — Au lieu de hedat, le texte de Sanchez porte hedant. C’est, sans nul doute, une faute typographique, car si cette forme se fût trouvée dans le manuscrit, le savant éditeur n’aurait point manqué de la mentionner dans son Index, comme fort digne de remarque. — Il nous a été impossible de traduire ce vers littéralement.

V. 20 85. — Sanchez écrit Don Elvira. Ici et dans quelques autres passages identiques, Sanchez a oublié, après le don, une apostrophe indiquant l’élision de l’a par la voyelle qui suit, comme au vers 2098.

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