‹ Poe˜me du CidChapitre 115 sur 182 · V. 2099. — Texte de Sanchez: aqui · texte numérisé non relu

V. 2099. — Texte de Sanchez: aqui

V. 2102.— Texte de Sanchez: ai que — buen ora nació. Comme le poète dit toujours en buen ora, en buen punto , nous avons cru voir, là encore, une faute typographique, et nous avons corrigé.

V. 2io3. — C’est-à-dire que le Cid donne une épée à chacun des infants , et que ceux-ci donnèrent au Cid chacun leur épée. (Voyez, à ce vers, les Notes historiques et littéraires.) — Carnearon pour cambiaron , avec la suppres¬

sion du b intérieur et le changement de IV en e. Dans le Poema de Alexandro , on trouve carniar.

V. 2 1 1 3. — Sanchez met un point à la fin de ce vers. Cependant la phrase n’est pas complète.

V. 2 1 1 h. — Sanchez ne met à la fin de ce vers qu’une simple virgule. Cependant , ici , la phrase est complète.

V. 2ii5. — Ms. et texte de Sanchez : Pues fueren, etc. Le verbe ne peut, raisonnablement, se rapporter qu’à Valence, et, par conséquent, il

«Donnez-les à qui il vous plaira; quant à moi, j’en suis content. -o 2100 — «Merci, dit le Roi, à vous et à toute cette cour. »

Aussitôt se levèrent les infants de Carrion :

Ils vont baiser les mains à celui qui en bonne heure naquit.

Us échangèrent leurs épées devant le roi don Alphonse.

Le roi don Alphonse parla comme très-bon seigneur : aio5 «Merci et grâces [à vous], Cid, comme très-bon, et d’abord au Créateur, «De ce que vous me donnez vos filles pour les infants de Carrion.

«D’ici je prends de ma main doña Elvire et doña Sol,

«Et les donne pour fiancées aux infants de Carrion.

« C’est moi qui les marie , vos filles , avec votre agrément.

2110 «Plaise au Créateur que vous ayez lieu d’en être satisfait!

«Je mets en vos mains les infants de Carrion.

«Qu’ils aillent avec vous; quant à moi, je m’en retourne.

«Je leur donne, pour les aider, trois cents marcs d’argent,

« Qu’ils emploient à leurs noces là où vous voudrez.

2i i5 «Que ce soit dans Valence la grande, puisqu’elle est en votre pouvoir.

« Les gendres et les filles , tous sont vos enfants.

«Faites d’eux ce qu’il vous plaira, Campéador.n Mon Cid les accepta, [et] lui baisa les mains.

«Je vous en rends maintes grâces, comme à [mon] roi et seigneur.

2120 «C’est vous qui mariez mes filles, car ce n’est pas moi qui les leur donne. n U demeure convenu que le jour suivant, au matin,

Lorsque le soleil paraîtrait, chacun s’en retournerait là d’où il était parti. Alors se mit à faire des largesses Mon Cid le Campéador.

Mon Cid commença à donner à qui veut recevoir son don :

2125 Que de fortes mules, et que de palefrois en bon point!

Que de beaux vêtements, qui sont d’un haut prix !

Chacun a ce qu’il demande; personne ne lui dit non.

doit être au singulier. — Sanchez ne met à la fin de ce vers aucun signe de ponctuation.

V. 2117. — Remarquer ce mot fet (faites), •2e pers. plur. de l’impératif du verbe /er. Evidemment, c’est encore une forme toute française.

V. 2124-25. — Le texte de Sanchez donne ces deux vers dans un ordre inverse ; j’ai cru bien faire de les transposer.

V. 2126. — Sur le sens du mot alfaya nous avons adopté l’interprétation de Sanchez.

V. 2 127. — Dans la première moitié de ce vers, le verbe ha est sous-entendu par le poète. Mais je suis disposé à croire que dans le second hémistiche il y avait, devant nadi, la particule à, qui aura été omise par le copiste ; et alors il faudrait traduire ainsi ce vers : «Chacun a ce qu’il demande; à personne il ne dit non ( ou il ne refuse personne). r> Et si l’on s’étonnait de voir, dans la leçon que nous proposons , ce redoublement de régime indirect, nous ferions remarquer qu’il y en a

Mío Cid de los cavallos LX. dió en don.

Todos son pagados de las vistas quantos que y son. aibo Partirse quieren, que entrada era la noch.

El Rey à los infantes las manos les tomó.

Metiólos en poder de Mió Cid el Campeador :

Evad aqui vuestros fijos quando vuestros yernos son.

Oy de mas sabed que fer dellos, Campeador, ai 35 Gradescolo, Rey, è prendo vuestro don.

Dios que está en cielo de m dent buen galardón.

Sobre el so cavallo Rabieca Mió Cid salto daba.

Aqui lo digo ante mió señor el rey Alfonso :

Qui quiere ir comigo à las bodas, ó recebir mi don, alio Daquand vaya comigo, cuedo qu’él avrá pro.

Yo vos pido merced à vos, Rey natural :

Pues que casades mis fijas así como à vos plaz ,

Dad mano à qui las de quando vos las tornades.

Non gelas daré yo con mi mano nin dend non se alabarán. ai/i5 Respondió el Rey : afe aqui Alvar Fañez.

Prendellas con vuestras manos è daldas à los infantes,

Así como yo las prendo de quant como si fose delant.

Sed padrino dellos à tod’ el velar.

Quando vos iuntaredes comigo , que m digades la verdad, ai 5o Dixo Alvar Fañez : Señor, afe que me plaz.

Tod* esto es puesto, sabet, en grant recabdo.

Hya, rey don Alfonso , señor tan ondrado ,

Destas vistas que oviemos, de mi tomedes algo.

Trayovos veinte palafrés, estos bien adobados; ai 55 E treinta cavallos corredores, estos bien ensellados.

Tomad aquesto, è beso vuestras manos.

Dixo el rey don Alfonso : mucho me avedes embargado. Recibo este don que me avedes mandado.

Plega al Criador con todos los sos Sanctos ,

mille exemples dans ce Poëme. Nous citerons seulement les vers 2 5 et ai3i.

V. 2 1 33. — Le savant Aldrete donne cette expression evad comme synonyme de mirad. ( Del orig. de la leng. castell. , lib. II , cap. vi. )

V. 2137. — Remarquer cette singulière assonance dans un couplet en 0 aigu. Ce vers me paraît d’ailleurs interpolé.

V. 2i4o. — Cette forme daquand , qui ne se présente qu’une seule fois dans le Poëme du Cid,

Mon Cid donna en don soixante des chevaux.

Ils sont contents de l’entrevue, tous tant qu’ils sont là.

2 1 3o Ils veulent partir, car entrée était la nuit.

Le Roi prit les mains des infants.

Il les mit au pouvoir de Mon Cid le Campéador :

«Vous voyez ici vos fils, puisque ce sont vos gendres,

« D’aujourd’hui vous savez que faire d’eux, Campéador. n ai 35 — «Je vous en remercie, Roi, et j’accepte votre don.

«Dieu qui est au ciel m’en donne bonne récompense !»

Mon Cid sauta sur son cheval Babieca.

(T Ici je le dis devant mon seigneur le roi Alphonse,

« Qui veut avec moi venir aux noces, et recevoir mon présent,

2 1 ¿o et En tant qu’il vienne avec moi, j’estime qu’il y aura profit.

« Je vous demande une grâce, à vous, Roi naturel :

«Puisque vous mariez mes filles ainsi qu’il vous plaît,

«Donnez pouvoir à qui les donne alors que vous les prenez.

«Je ne les leur donnerai pas, moi, de ma main, ni de cela ils ne se vanteront.» 2i 45 Le Roi répondit: «Voici ici Alvar Fanez.

«Prenez-les de vos mains et donnez-les aux infants,

«De même que je les prends, tout comme si je les avais en ma présence.

« Soyez leur parrain durant toutes les fiançailles.

«Quand vous me rejoindrez, vous me direz ce qui se sera passé.»

2i5o Alvar Fanez dit : «Seigneur, voilà qui me plaît ainsi.»

Tout cela est disposé, sachez, avec grand soin.

«Maintenant, roi don Alphonse, seigneur très-honoré,

« [En souvenir] de cette entrevue que nous avons eue , acceptez de moi quelque chose. «Je vous amène vingt palefrois, ceux-ci bien équipés;

2i 55 «Et trente chevaux coureurs, ceux-ci bien sellés.

«Acceptez cela, et je baise vos mains.»

Le roi don Alphonse dit : «Vous me mettez en grand embarras.

«Je reçois ce don que vous m’avez destiné.

«Plaise au Créateur, ainsi qu’à tous ses saints,

et que je ne retrouve dans aucun des anciens monuments de la langue espagnole , me paraît fort suspecte, et je serais tenté d’y voir une erreur du copiste. Le manuscrit primitif portait probablement tan quant ou en quant.

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