V. 2545.— Le texte de Sanchei porte : las dias
rr Et les deux miennes filles, doña Elvire et doña Sol. a53o « Quelles vous embrassent bien et vous servent de cœur.
«Nous avons vaincu les Mores dans le champ, et avons tué « Ce roi Bucar traître éprouvé.
rr Grâces à sainte Marie, mère de Notre Seigneur Dieu, rDe ces nôtres mariages vous aurez de l’honneur, s 53 5 rr De bons messages iront au pays de Carrions A ces mots parla Fernand Gonzalez :
rr Grâces au Créateur et à vous, Cid honoré, rr Nous avons tant de biens que nous ne saurions les compter. rrPar vous nous avons de l’honneur et nous avons combattu.
0.5/40 rrPensez au reste; quant au nôtre, nous l’avons en sûreté. n Les vassaux de Mon Cid se tenaient souriant :
[Ils cherchaient] qui avait le mieux combattu, ou qui avait été à la poursuite; Mais ils ne trouvaient là Diègue ni Fernand.
A cause de ces plaisanteries qu’on allait soulevant ,
•4545 Et la nuit et le jour fort mal se raillant d’eux,
Ces deux infants fort maîement se concertèrent.
Ils sortirent tous deux à l’écart : véritablement ils sont frères, rr A ces méchants propos ne nous exposons pas davantage, rr Allons vers Carrion, nous restons ici trop longtemps. a55o «L’avoir que nous possédons est grand et considérable.
«De toute notre vie nous ne le pourrons dépenser.
«Demandons nos femmes au Cid Campéador.
«Disons que nous les mènerons aux terres de Carrion,
«[Et que] nous leur montrerons où sont nos héritages.
<î555 «Nous les tirerons de Valence, du pouvoir du Campéador;
«Ensuite, dans le chemin, nous ferons à notre gré,
« Avant qu’on ne nous rappelle l’aventure du lion.
«De nature nous sommes des comtes de Carrion.
«Nous emporterons de grands biens qui valent grande valeur. a56o «Nous outragerons les filles du Campéador.
«Avec ces biens nous serons toujours de riches hommes,
Dans tout le cours de ce Poëme, le substantif dia est du genre masculin , comme dans l’ancien provençal.