‹ Poe˜me du CidChapitre 176 sur 182 · V. 3709. — Sanchez met deux points à la fin de ce vers · texte numérisé non relu

V. 3709. — Sanchez met deux points à la fin de ce vers

V 3711. — Ici, non plus, le mot membrado ne saurait avoir été employé par le poète au sens de renomme, fatneux. (Voyez au vers 102 la note.)

V. 37i3-i h. — Le poète résume le récit que les champions du Cid font à leur seigneur.

V. 3717. — Remarquer ce mot despies, à la fin d’un vers qui se trouve dans un couplet dont l’assonance est en 0 aigu.

3705 Les armes qui là étaient restées, il les prit pour lui.

Avec honneur se retirent ceux du bon Campéador :

Ils ont vaincu dans ce combat, grâces au Créateur.

Grande est la douleur par les terres de Carrion.

Le Roi renvoya de nuit ceux de Mon Cid,

3710 Afin qu’on ne les assaillit point et qu’ils fussent sans crainte.

Comme [chevaliers] prudents, ils vont jour et nuit.

Les voici à Valence avec Mon Cid le Campéador :

ft Ils ont laissé pour méchants les infants de Carrion ;

« Ils ont accompli le devoir que leur avait confié leur seigneur, n

3715 De cela fut content Mon Cid le Campéador.

Grande est l’humiliation des infants de Carrion.

A qui outrage une noble dame et l’abandonne ensuite ,

Qu’il arrive pareille chose ou, même, pire.

[Mais] laissons là l’affaire des infants de Carrion :

3790 De ce qu’ils ont reçu ils ont grand déplaisir.

Parlons de celui qui en bonne heure naquit.

Grande est la joie dans Valence la belle,

De ce que ceux du Campéador ont acquis tant d’honneur.

Ruy Diaz leur seigneur se prit la barbe :

3795 ff Grâces au Roi du ciel, mes filles sont vengées!

te Quelles renoncent maintenant aux héritages de Carrion;

ttSans honte je les marierai ou à qui [en] pèse ou à qui non.^

Ceux de Navarre et d’Aragon poursuivirent leur dessein.

Ils eurent une entrevue avec Alphonse de Léon.

3730 Us firent leurs mariages avec doña Elvire et avec doña Sol.

Les premiers avaient été grands , mais ceux-ci sont meilleurs.

Le Cid les marie avec plus d’honneur que la première fois.

Voyez comme l’honneur croît à celui qui en bonne heure naquit.

Puisque ses filles sont reines de Navarre et d’Aragon.

3735 Aujourd’hui les rois d’Espagne sont ses parents.

En toutes choses advient de l’honneur à celui qui en bonne heure naquit.

V. 3797. — Le texte de Sanchez porte : 6 aqui pese , ô aqui non. Ceci est une distraction de Sanchez , ou de son imprimeur.

V. 3739. — Sur ie mot final de ce vers, même observation que plus haut (v. 3717).

V. 3736. — Cette expression à todas est bien vague. Nous avons interprété à au sens de en ( en , dans) , que lui donne souvent notre poète ; et nous avons sous-entendu le mot cosas (choses) , comme au vers 1871. Les trois vers qui précèdent nous

Pasado es deste sieglo el dia de Cinquesma.

De Ghristus haya perdón.

Así fagamos nos todos justos è pecadores.

Estas son las nuevas de Mió Cid el Campeador.

En este logar se acaba esta razón.

Quien escribió este libro del’ Dios parayso. Amen. Per abbat le escribió en el mes de maio ,

En era de mili è C. C . XLV. años.

ont paru d’ailleurs autoriser la manière dont nous expliquons celui-ci.

V. 8737. — L’opinion la plus accréditée est que le Cid mourut en l’année 1099 (les traditions arabes et les traditions chrétiennes sont d’accord sur ce point). Or, cette année, la Pâque tomba au 10 avril, et la Pentecôte au 29 mai. D’après cela, le Cid serait mort le 29 mai 1099.

V. 37/11. — Là , en effet , finit le Poème , et ce devait être la fin du manuscrit primitif. Les trois lignes suivantes sont une sorte de post-scriptum ajouté par le copiste.

V. 37/13. — Ainsi que Sanchez l’a fort bien remarqué , ce vers signifie que Pero , abbé , copia ce livre au mois de mai , et non qu’il le composa. Dans la langue espagnole du moyen âge , le verbe

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