AVENIR
Dans quarante ans, dans cinquante ans, dans soixante ans, Ou peut-être bien plus tôt Selon l'heure de ma mort Et l'épaisseur de ma nuit.
Par un jour comme aujourd'hui, Quelqu'un pensera à moi.
El ce sera mon fils, ou le fds de mon fils, Un étranger qui m'aura vu dans sa jeunesse.
Qu'y aura-t-il de changé ?
D'autres bouches parleront, Mais les mots seront les mêmes, Et l'on entendra toujours ' Les mêmes bruits sur la ville.
^' Quelqu'un pensera donc à moi, quelques instants,
*^ Ayant peut-être devant lui
J' Un des objets qui sont ici,
[„ Un des moindres, de ceux qui durent plus longtemps.
« C'était €^ mon père » ou « C'ét;iil ;i riiuii gr.iiiri-pèie » « A un homme ({uc j'ai connu dans ma jeunesse... »
Et mon nom sera prononcé, Et peut-être, à cause de moi, Seras-tu triste jusqu'au soir, Toi que hantera mon idée.
Car je t'entends répondre à ceux qui te demandent Pourquoi tu tardes tant, quand le repas est chaud : « Ce n'est rien. Me voici. Je pense à quelque chose, >»
On ne pleurera pas que moi, On pleurera bien autre chose Par un jour semblable à ce jour.
0 paix sans nom !