L'ESPRIT PARISIEN
Esprit parisien! démon du Bas-Empire!
Vieux sophiste épuisé qui bois, toutes les nuits, Comme un vin dont l'ivresse engourdit tes ennuis. Les gloires du matin, la meilleure et la pire;
Froid niveleur, moulant, aussitôt qu'il expire, Le plâtre d'un grand homme ou bien d'un assassin , Leur mesurant le crâne, et, dans leur vaste sem, Poussant jusques au cœur ta lèvre de vampire;
Tu ris ! — Ce mois joveux t'a jeté trois par trois
Les fronts guillotinés sur la place publique.
— Ce soir, fais le chrétien, dis, bien haut, que tu croîs.
A genoux, roi du mal, comme les autres rois! Pour que la Charité, de son doigt angélique, Sur ton front de damné fasse un signe de croix.
La politique extérieure de la Monarchie de Juillet le ramène à l'ancien sujet de Suzanne, qui sert de thème à ce sonnet daté du 14 mai 1837 :