‹ PoëmesChapitre 113 sur 136 · PRIÈRE POUR MA MERE · texte numérisé non relu

PRIÈRE POUR MA MERE

AL! depuis que la mort effleura ses beaux veux, Son âme incessamment va de la terre aux cieux. Elle vient quelquefois , surveillant sa parole , Se poser sur sa lèvre, et tout d'un coup s'envole; Et moi, sur mes genoux, suppliant, abattu, Je lui crie en pleurant : « Belle âme , où donc es-tu ? Si tu n'es pas ici, pourquoi me parle-t-elle Avec l'amour profond de sa voix maternelle? Pourquoi dit-elle encor ce qu'elle me disait, Quand, toujours allumé, son cœur me conduisait? Ineffable lueur qui marche, veille et brûle, Comme le feu sacré sur la tète d'Iule. . . »

Septembre 1833.

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Fac-similé réduit du manuscrit de La ColÈRE DE Samson.

Si l'on compare l'idée du fragment suivant à un passage de Servitude et Grandeur militaires (dans fa présente édition, p. 246), on sera disposé à lui attribuer la date de 1835 environ :

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