EPIGRAPHE TRADUITE DE L ARABE
Mon style te parait rebutant dès Tabord, Et tu ne veux tenter les écueils loin du port ! Ne vois-tu pas la mer montrant à sa surface Des cadavres pourris qu'elle va charriant, Et dont le sein profond, sous une verte glace, Garde, — affreux joaillier, — des perles souriant î
Voilà ce qu'un poëte a dit, en Orient.
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LEGENDE DE SID HAMED JOUSSOUF de Miliana. '
11 était un pauvre homme
Près de Miliana; Hamed Youssouf le nomme
Le livre des Ana.** Des Saint§ qu'on nous prôna Dieu sait ce que vaut Faune.
Dieu d'un pieux Bédouin
Prend soin Mieux que de ces cadis
Maudits, Uui ne font pas l'aumône.
Ce dervis, à la diète, Mendie auprès d'un cheick Qui répond : « Qu'on lui jetle " Un morceau de pain sec.
► Ce n'est pas pour son bec 1) Qu'au pilau cuit ma poule ! »> Mais il est près du pot
Capot, Quand, frôlant son museau,
L'oiseau Au froc du Saint se roule.
Mais le cheick tend un pièg(* Au voleur de ragoûts, Par le met sacrilège D'un chat dans un couscous.
Disloqué de cent coups Le chat au plat miaule...
Ce crî sert au dervis
D'avis, En tuant* le trompeur
De peur.
Yotissouf eut le beau rôle.
Traiteurs de TAlgérie Nos africains Vatels, * Craignez la confrérie Des Saints dans vos hôtels; S'il en venait de tels, On verrait sur vos tables Canards, oie aux navets,
Civets, Se dresser, miauler,
Voler...
Nous serions intraitables.
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