‹ Poèmes algériens et récits légendairesChapitre 43 sur 67 · EPIGRAPHE TRADUITE DE L ARABE · texte numérisé non relu

EPIGRAPHE TRADUITE DE L ARABE

Mon style te parait rebutant dès Tabord, Et tu ne veux tenter les écueils loin du port ! Ne vois-tu pas la mer montrant à sa surface Des cadavres pourris qu'elle va charriant, Et dont le sein profond, sous une verte glace, Garde, — affreux joaillier, — des perles souriant î

Voilà ce qu'un poëte a dit, en Orient.

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LEGENDE DE SID HAMED JOUSSOUF de Miliana. '

11 était un pauvre homme

Près de Miliana; Hamed Youssouf le nomme

Le livre des Ana.** Des Saint§ qu'on nous prôna Dieu sait ce que vaut Faune.

Dieu d'un pieux Bédouin

Prend soin Mieux que de ces cadis

Maudits, Uui ne font pas l'aumône.

Ce dervis, à la diète, Mendie auprès d'un cheick Qui répond : « Qu'on lui jetle " Un morceau de pain sec.

► Ce n'est pas pour son bec 1) Qu'au pilau cuit ma poule ! »> Mais il est près du pot

Capot, Quand, frôlant son museau,

L'oiseau Au froc du Saint se roule.

Mais le cheick tend un pièg(* Au voleur de ragoûts, Par le met sacrilège D'un chat dans un couscous.

Disloqué de cent coups Le chat au plat miaule...

Ce crî sert au dervis

D'avis, En tuant* le trompeur

De peur.

Yotissouf eut le beau rôle.

Traiteurs de TAlgérie Nos africains Vatels, * Craignez la confrérie Des Saints dans vos hôtels; S'il en venait de tels, On verrait sur vos tables Canards, oie aux navets,

Civets, Se dresser, miauler,

Voler...

Nous serions intraitables.

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