REFLEXIONS SUR LES REGRETS DU MAMLDK
Moins historien que prophète,
Sur tout il n'a pas fait erreur.
Si le passé troubla sa tête,
Il vit le futur dans son cœur.
Il pressentit au fond de l'âme.
Comme le vieillard Siméon,
Que renaîtrait l'astre de flamme, —
Le soleil de Napoléon!
Les impériales abeilles
Et rétoile de l'Empereur,
RevienocBt planer sur nos veilles,— Stimuler au prix le labeur.
A Touvrage, toi qui butines Les parfums et filtres le miel f Toi qui dans le travail t'obstines f Toi qui chantes, errant au ciel !
L'Aigle française enfin dépose Les dards de son foudre vainqueur, £t ne veut cueillir que la rose Du laurier qui double sa fleur.
Au puissant essor de son aile, Qui couve aux déserts des hameaux, Fleuriront les fruits que recèle Notre olivier sous ses rameaux.
Elle arrondira ses conquêtes Près de Farbre cher à la paix , Semant les douces violettes Sous le chêne au feuillage épais, Et nous donnera l'assurance Que le fer dont s'armaient nos mains, Formant des sillons où s'élance La vapeur, docile aux humains, Nous apportera, comme en France, Le bonheur par de prompts chemins.