‹ Poèmes aristophanesquesChapitre 19 sur 62 · FÊTE NATIONALE · texte numérisé non relu

FÊTE NATIONALE

(intimité)

Le quatorze Juillet et ses chevaux de bois,

Ses g-uinches, où les bons zig-ues, saouls de pivois,

Etreig-nent, pour l'en-avant-deux, leurs maritornes,

Tandis que les cocus vont aérant leurs cornes,

Me charment. J'ai revu, place du Panthéon,

Le doux vieillard qui jouait de l'accordéon

Dans la rue Oudinot, presque sous mes fenêtres,

A l'heure où la splendeur de Félisque et ses guêtres

Se dérobaient parmi les még-issiers obscurs.

Car j'ai toujours aimé les humbles aux cœurs purs,

Aux pieds douteux comme un vers de Pour la Couronne,

Car je suis le passant bénin, que n'environne

Aucun rayon, aucun éclair, aucun soleil.

Mes articles me font aux concierg-es pareil.

Aussi, dès que revient la date fatidique

Où la junte des mannezingues se syndique

â6 POEMES AUISTOFHANESQUEâ

Pour imbiber de furfurol le populo,

Je hisse à mon balcon, — ainsi qu'au bord de l'eau

Quelque tremble où le soir ému se décolore

Un étendard fait de flanelle tricolore.

AU PAYS DU MUFLE Z'

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