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ODELETTE

(a la MANIÈRE DE RONSARd)

Chocolatier, faussaires, Du Gaulois émissaires.

Et ce gredin choisi, Esterhazy ;

Les tantes, les crapules, Evêques sans scrupules, Artcns déshonorés Et les curés j

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Et les bonnes sœurs grises Distillant pour les brises, Au fond de leurs clapiers, L'odeur des pieds;

Les mag'istrats intègres, Les cocottes, les nègres, Les daims, les maquereaux Et les bistros ;

C'est ainsi qu'on recrute Voleur, escarpe, brute.

Un personnel classé Au quai d'Orsaj.

Ainsi qu'une relique, Meyer, juif catholique, Arbore avec bonheur La croix d'honneur.

Alfred Duquet, Mézières, Loti, fleur des rizières, Et les divers Ouesnays En sont ornés.

Major de table d'hôte Cassagnac ne fait faute D'avoir cet oripeau Dessus sa peau.

Elle orne tes fumistes, Wilson, les panamistes Et Gaston Jollivet, Ce pur navet.

Ils sont hideux et bêtes, Ils portent sur leurs têtes L'air brutal ou sournois Propre aux bourg-eois.

Ils lèchent les derrières, Les pattes meurtrières, Les sabres dég"aînés Des galonnés.

Tous, ruisselant d'extases, Bénissent les ukases, Le drapeau tricolor, L'Etat-Major.

Et c'.est vraiment justice Que ce monde obreptice Et tous ces bougres-là Chassent Zola.

2 avril 1898.

6o POÈMES ARISTOFHANESQUES

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