A ROBERT LAMY
Dans ta nuit du 30 juîn au f jnlllel 15S0, les après la mort de Moteucsoma Xocoyolzin da quitter Ténochtitlan.
Les AztËques les poursuivirent et en tuère:
nombre, A. Popotla, les soldats espagnols s Cortèz, debout sous no arbre, près d'nn vïi vit déQter devant lui les débris sanglants d et 11 pleura.
Cet arbre eiiste encore ; les Mexicwns et le!
lui ont donna le nom de " l'Arbre de la Ni
(Chroniq
■^uiTLAHUAC triomphait! Nuit sublime, nuit
Les Boldats espagnols reculaient tout meurtri
Par les chemins sanglants, par les ponts en (
Des tas de morts marquaient leur pis
192 A Varbre de la nuit triste.
Les cadavres comblaient par places les canaux Qui fermaient à Cortèz le chemin de la fuite, Et les guerriers mexis lancés à sa poursuite Le harcelaient dans leurs bateaux.
La retraite forcée était déjà déroute.
Et Cortèz prévoyait un sombre écrasement, Quand, après les marais rouges de sang fumant, L*avant-garde vit une route.
On put se rallier enfin vers Popotla :
Le chef, debout auprès d'un arbre solitaire, Vit ses soldats vaincus se coucher sur la terre Et le désespoir Taccabla
11 pleura Torgueil seul faisait couler ses larmes,
Sous le faix du destin il se sentait faiblir ; Il crut que son étoile au ciel allait pâlir
Et douta du sort de ses armes
Quand près de toi Cortèz pleurait, courbant le front, Que n'es-tu donc tombé cèdre à la cime antique.
A l'arbre de la nuit triste.
Pour écraser BOUS toi le fléau du Mexique, Du Bol natal vengeant l'aiTront I
A h ! les dieux auraient dû permettre que la fo Qui, depuis, t'a rendu stérile et calciné Frapp&t alors ton tronc de mousse couronne Et réduisit ton hôte en poudre '.
Sa mort eût évité de verser bien du sang Sur la terre où tes pieds puisent ta vieille se Et l'Espagnol cupide eût vu son plus beau rê< S'effacer presque en commençant.
PopMla, 1886.
LA "BATAILLE D'OTUMBA
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