A CHARLES COURVOISIER
Loin de moi la pensée de vouloir justifier les actes de cruauté commis par les conquérants du Mexique. Que le sang qu'ils ont inutilement versé reste sur leurs têtes. Prescott (liv. II, chap. vi).
Ijes scènes de carnage de Chololan ne se peuvent décrire en aucune langue. Le meurtre de Moteuczoma et de Jicotencatl sont des taches éternelles sur la mémoire de Cortèz.
Las Casas (Destruction de las Yndias).
Jicotencatl, jeune général tloxcaltèque, comprenant que Cortèz voulait la ruine des races indigènes, exhortait ses compatriotes à le laisser écraser par les Mexis. Cortèz le lit égorger par surprise.
(Chroniques.)
ICOTENXATL est mort et Tlaxcala l'oublie ;
Tlaxcala suit Cortèz en son ténébreux plan ; La lâche République aux Espagnols s'allie, Pour écraser enfin ton front, Ténochtitlan !
ÎIO La Vision de Cortèz.
Tezoucains et Chalcains, Otomis, Chinantèques, Tous, se sont contre toi ligués et ton jour vient. Pour te défendre encor les derniers des Aztèques Vont mourir ; le destin sous sa dextre te tient.
Les Castillans joyeux escomptent ta défaite, Ils savent que demain, demain, tu tomberas ; Et ta chute, pour eux, c'est la gloire, la fête, Et le repos conquis par leur sang et leurs bras.
Or, pendant que la ville enfermée agonise Le très brave Hidalgo, Don Hernan Cortèz, seul Dans sa tente, songeant à sa vaste entreprise Déroule son passé comme un sombre linceul.
Il se voit lui, petit, attaquant un empire
Et le courbant bientôt sous ses terribles lois ;
Aujourd'hui, tout, enfin, à sa gloire conspire.
Il triomphe, il peut voir à ses pieds plusieurs rois.
Après avoir offert à la Castille un monde, Auprès de ses héros il pourra prendre rang; Son orgueil sur des faits admirables se fonde Et THistoire dira : Fcrnand Cortèz, le Grand!
La Vision de Cortèz. 211