LES TAUREAUX
Mais, senunt venir l'ombre et l'heure de l'enclos. Le chef accoutumé de la bande farouche. Une bave d'argent aux deux coins de la bouche. Tend son mufle camus, et beugle sur les flots.
Le Rêve du Jaguar.
Sous les noirs acajous, les lianes en fleur, Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches, Pendent, et, s'enroulanten bas parmi les souches, Bercent le perroquet splendide et querelleur. L'araignée au dos jaune et les singes farouches. C'est là que le tueur de bœufs et de chevaux. Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue, Sinistre et fatigué, revient à pas égaux. Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue ; Et, du mufle béant par la soif alourdi. Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse, Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi, Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse. En un creux du bois sombre interdit au soleil