TOURS DE DIEU! POETES
D'après Rubén Dario, à Pedro Henriquez Urena.
Tours de Dieu ! Poètes !
Phares divins
qui résistez à la dure tempête
comme la falaise aux embruns,
comme la cime aux insultes des airs,
ô maîtres des éclairs
et digues des éternités !
La magique Espérance nous annonce le jour harmonieux, où, sur les écueils tourmentés, la perfide sirène viendra se déchirer , . . Et seulement alors pourrons-nous espérer le bel arpège marin au ferme et clair contour.
rOEMES DE CENDRE ET D'OR
Esperad todavia.
El bestial elemento se solaza en el odio a la sacra poesia, y se arroja baidôn de raza a raza.
La insurreccion de abajo tiende a los Excelentes.
El canibal codicia su tasajo con roja eucia y afiladùs dientes.
Torres, poned al pabellon soiirisa.
Poned ante ese mal y ese recelo, una soperbia insinuaeioii de brisa y ima tranqnilidad de mar y cielo
Qu'importe ?
La matière brutale se plaît à proclamer
sa haine des rythmes sacrés;
qu'importe? Les peuples furieux
luttent pour une proie déjà morte,
qu'importe? Les demi-dieux
eux-mêmes se révoltent,
et le barbare, du sang aux dents, du sang aux yeux.
rêve éternellement son rêve monstrueux . . .
Poètes, déployez vos riantes bannières, faites-nous oublier les haines et le fiel en chantant l'hésitante brise printanière c' ^n t-^'^.'iquillité de la mer et du ciel . . .