‹ Poèmes de cendre et d'orChapitre 19 sur 64 · TOURS DE DIEU! POETES · texte numérisé non relu

TOURS DE DIEU! POETES

D'après Rubén Dario, à Pedro Henriquez Urena.

Tours de Dieu ! Poètes !

Phares divins

qui résistez à la dure tempête

comme la falaise aux embruns,

comme la cime aux insultes des airs,

ô maîtres des éclairs

et digues des éternités !

La magique Espérance nous annonce le jour harmonieux, où, sur les écueils tourmentés, la perfide sirène viendra se déchirer , . . Et seulement alors pourrons-nous espérer le bel arpège marin au ferme et clair contour.

rOEMES DE CENDRE ET D'OR

Esperad todavia.

El bestial elemento se solaza en el odio a la sacra poesia, y se arroja baidôn de raza a raza.

La insurreccion de abajo tiende a los Excelentes.

El canibal codicia su tasajo con roja eucia y afiladùs dientes.

Torres, poned al pabellon soiirisa.

Poned ante ese mal y ese recelo, una soperbia insinuaeioii de brisa y ima tranqnilidad de mar y cielo

Qu'importe ?

La matière brutale se plaît à proclamer

sa haine des rythmes sacrés;

qu'importe? Les peuples furieux

luttent pour une proie déjà morte,

qu'importe? Les demi-dieux

eux-mêmes se révoltent,

et le barbare, du sang aux dents, du sang aux yeux.

rêve éternellement son rêve monstrueux . . .

Poètes, déployez vos riantes bannières, faites-nous oublier les haines et le fiel en chantant l'hésitante brise printanière c' ^n t-^'^.'iquillité de la mer et du ciel . . .

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