‹ Poèmes de cendre et d'orChapitre 37 sur 64 · ENFIN C'EST L'AMICALE · texte numérisé non relu

ENFIN C'EST L'AMICALE

Enfin c'est l'amicale et La trop brève nuit, L'heure de cendre et d'or, frémispante et charmée, Oii vers celle qui fut, un jour, la bien-aimée. S'évade, chaque soir, le cœur qu'elle a séduit.

Déjà la coutumière inquiétude fuit . . .

Oublions tout labeur et toute renommée.

Et que la lampe éteinte et la porte fermée Me gardent de l'intrus et de l'hostile bruit.

Ainsi, jusqu'au matin, mémoire nostalgique, Comme un beau fleuve où chaque escale fut magique Eemontous du Passé le cours vertigineux;

Et que les souvenirs, guirlande épanouie Changeant la chambre obscure en temple lumineux, Viennent ensorceler ma pensée éblouie.

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