ENFIN C'EST L'AMICALE
Enfin c'est l'amicale et La trop brève nuit, L'heure de cendre et d'or, frémispante et charmée, Oii vers celle qui fut, un jour, la bien-aimée. S'évade, chaque soir, le cœur qu'elle a séduit.
Déjà la coutumière inquiétude fuit . . .
Oublions tout labeur et toute renommée.
Et que la lampe éteinte et la porte fermée Me gardent de l'intrus et de l'hostile bruit.
Ainsi, jusqu'au matin, mémoire nostalgique, Comme un beau fleuve où chaque escale fut magique Eemontous du Passé le cours vertigineux;
Et que les souvenirs, guirlande épanouie Changeant la chambre obscure en temple lumineux, Viennent ensorceler ma pensée éblouie.
178 POEMHS DE CENDRS ET D'OR