ADIEUX A SPARTE
Voici l'heure où je dois te quitter. Ah, de moi Il me semble, ce soir, que le bonheur s'écarte, Et que tu ne veux pas, Hellade, que Je parte, Et qu'à mon cou tu joins tes deux bras, douce loi .
Mais je n'oublierai pas. Je te donne ma foi, 0 point mystérieux sur l'obsédante carte ! Toujours les monts d'Aulide et la route de Sparte Feront battre mon cœur d'un magnifique émoi;
Car je conserverai, trésor de ma mémoire, Ton image dansante, en chlamyde de moire. Rythmant tes flûtes d'or aux cymbales d'airain,
Et le beau souvenir de cette nuit hellène Oîi j'entendis, mêlés à ton souffle marin, Les pleurs d'Iphigénie et les sanglots d'Hélène.