‹ Poèmes de ChineChapitre 16 sur 25 · DU FAUBOURG DE LOUEST · texte numérisé non relu

DU FAUBOURG DE LOUEST

kA Henri "Beauclair.

CE bateau porte la plus belle — Créature de l'univers; L'arc de ses sourcils nous rappelle La corne des papillons clairs.

Sa flûte est douce. Elle improvise Des poèmes délicieux, Dont la mélancolie exquise Trouble les Sages dans les cieux.

« — Hélas I dit-elle (et sur sa joue Ses pleurs coulent, purs et subtils), Quand la fleur tombe dans la boue, Les passants la relèvent-ils?

Hélas ! je suis la fleur tombée.

Les blés de riz sont bien heureux.

Loin de l'espérance trompée, Dans un air frais et généreux 1

On croit voir briller mon sourire, Lorsque s'ouvrent les blés de riz-.

Mais il est loin, l'ancien délire, Et jamais plus je ne souris 1

Lamentable instrument de joie.

Je sais qu'on va bientôt, d'ailleurs, Détacher l'amarre de soie Qui retient c% Bateau de Fleurs.

Bientôt, par dessus son épaule Tirant S3 corde, le hàleur, Sans que change rien à mon rôle.

Traînera plus loin ma douleur. »

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^A J.'!\C. de Heredia.

NEIGE, lune! reflets légers, pâles et douxl Sérénité sublime, extases apaisées!...

— J'apprends que vous avez aujourd'hui deux pensées, Seigneur; ec c'est pourquoi je m'éloigne de vous.

Du vin que vous buvez j'emplis ma tasse encore; Puis je m'embarquerai sur le fleuve aux flots sourds, Qui va, se divisant ainsi que nos amours, D'un côté vers le soir, de l'autre vers l'aurore.

ço

O lune amie, ô neige, ô candeur des sommets î — Quand l'époux vient, pourquoi la vierge pleure-t-elle Ne doit-on pas vieillir, couple heureux et fidèle. Têtes blanches, cœurs purs, sans se quitter jamais?

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