‹ Poèmes de ChineChapitre 8 sur 25 · PRÉFACE XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XV

rahlementy et comme cuirassées dans les fermes contours dHune prose éclatante et métallique. Un grand écrivain a fait en ce genre des chef s-i œuvre y géniales restitutions qui resteront y je Fespère, définitives. Tourtant, quelque chose leur manque: le vers, f écho y si lointain fût-il y de la voix chantante de la zMuse, Oui! quoi qiten puisse penser Leconte de Lisle, ses traductions en prose lues et admirées , cest encore dans les vers i airain des Erinnyes que f entends réellement gronder le tonnerre du vieil Eschyle.

q4 la vérité, les deux systèmes ont du bon, en n étant parfaits ni Tun ni Tautre. Vidéal serait une traducduction, alors évidemment absolue, qui unirait le chant à la lit ter alité. tSMais T absolu ri est pas de ce monde; et sans doute vous ne favei pas rêvé.

Vous avei voulu seulement, sans prétention ni parti pris, nous montrer vivantes, avec leur parfum et leur éclat, un bouquet de ces fleurs £ extrême Orient, que nous axions surtout connues jusqu ici sèches et décolorées entre les pages de livres fort savants bailleurs.

Et vous y avei réussi, car, en vous lisant^ il me semblait habiter quelque pays lointain et féerique, où, sous un pavillon pareil à celui du bon buveur Li-taï-pé, en compagnie des camarades de la première heure demeurés

fidèles au culte des verSy nous reprenions les indulgentes chansons dans lesquelles nos confrères chinois se sont complu souvent à célébrer un sentiment un peu négligé par les lettrés de France , et qui s appelle t amitié,

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