‹ Poèmes de ChineChapitre 9 sur 25 · PAUL ARÈNE · texte numérisé non relu

PAUL ARÈNE

T'E^ICX.TE<PPÏTS

LES HI%ptI^VELLES

REVENEZ, hirondelles blanches!

Le Printemps renaît au soleil.

Déjà rit le verger vermeil; Que de fleurs sur le noir des branches !

S'il neigea, s'il venta, s'il plut, Qu'importe? On peut aimer encore.

Le ciel s'ouvre, tout veut éclore:

Blanches hirondelles, salurl

Lc4 CHyt^SO:^ VES VEUX FLEUVES

%A Jules Claretie.

LA glace fond. L'air tiède est doux comme une haleine. Adieu Thiver et le souci!

Déjà Teau du fleuve Oueï roule et luit dans la plaine ; Le fleuve Tchin est libre aussi.

La femme et le mari se promènent ensemble.

Tous deux ont cueilli la fleur Lan, Tous deux Tont à la main. A leur main la fleur tremble,

Sous rhirondelle au brusque élan.

P^mi^^vf^^îW

La jeune épouse dit : « — Irons-nous à la fèie?

— La fête! dit le jeune époux, J*y suis allé déjà; mais soyez satisfaite,

J'y vais retourner avec vous. »

Sur les bords du fleuve Oueï, dans la campagne verte, On sourit aux premiers beaux jours;

Et, dès que la pivoine au soleil s'est ouverte, On Toffre à ses chères amours.

Les flots clairs du fleuve Oueï sont profonds et rapides;

Les flots du fleuve Tchin aussi.

Que d'époux, deux par deux, le long des flots limpides!

Adieu rhiver et le souci!

La jeune épouse dit : « — Irons-nous à la fête?

— La fête! dit le jeune époux.

J'y suis allé déjà; mais soyez satisfaite.

J'y vais retourner avec vous. »

LE To4Lc4IS DE 7 CHq4 O-ToiV^G

^4 Thilippe "Burty.

ON ne volt plus la blanche neige Couvrir l'abricotier frileux; Vers les lointains horizons bleus Monte un souffle qui vous allège.

Un furtif murmure d'amour Emplit vos sens de vague ivresse; Il flotte une odeur de tendresse, Et rhirondelle esr de retour.

Près des toits voie rhirondelle, Avec de petits cris stridents; C'est le temps des jours longs, le temps Où le soleil est plus fidèle.

C'est le temps des fraîches couleurs, Des festins, des chansons berceuses; Les fleurs font valoir les danseuses, Les femmes font valoir les fleurs.

Les gardes dont luit la cuirasse, Vers le soir s'éloignent sans bruit; Et, dans la douceur de la nuit.

On s'attarde sur la terrasse.

La brise émeut les rameaux bruns, L'aube déjà blanchit le store; Tout devient rose, c'est l'aurore I Le palais s'emplit de parfums.

L'air du ciel mêle le ramage Des fontaines er des oiseaux; Les fleurs de la terre et des eaux Offrent au printemps leur hommage.

De son bîau pavillon d'azur, Dans le matin baigné de flammes, L*Empereur voit toutes ses femmes Qui dansent sur un rythme pur.

On ne pense, en ce mois de joie Où fleurit la fleur de prunier, Qu'à gourer Tamour printanier Sous les rideaux d'or et de soie.

O feuilles des saules tremblants, Vous êtes de Tor fin ! Vous êtes Une neige chère aux poètes, O fleurs dont les poiriers sont blancs!

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