‹ Poemes de la guerre, 1870-1871Chapitre 17 sur 27 · SCHERZO · texte numérisé non relu

SCHERZO

C'est dit; l'Europe a dégorgé La bile dont elle était pleine !

Mais lui, l'innocent égorgé.

N'avait pas vu u la Belle-Hélène! »

Chaste comme Gaspard Hauser, Il ignorait le corps de danse!

Ce chien d'un temps de décadence N'a pas sifflé « le Tanhauser! »

Il n'était pas du « Deux Décembre, »

Non plus que du <( Dix-Neuf Janvier ! » Un soir même il a, dans ma chambre.

Rongé mon u Emile Ollivier! »

Ses mœurs étaient celles du sage; Et s'il s'oubliait quelquefois.

C'était dans les formes d'usage Chez les peuples et chez les rois!

BISTU.

S'il n'écait pas orléaniste.

Il aurai: pu le devenir !

Il n'était point l'antagoniste Des gouvernements à venir!

Au fameux plan de la défense Qu"a-t-il mis et qu'a-t-il changé?

A peine il sortait de l'enfance !

Alors pourquoi l'a-t-on mangé ?

Peut-être aimait-il trop la viande !

La graisse était son élément !

Le beau crime d'être gourmand !

Ah ! qu'un autre l'en réprimande !

Que le sous-préfet sans péché Lui jette la première pierre !

En France, où l'on a tout léché.

Lui, ne léchait que la soupière !

La pauvre bête assez souvent Mettait ses pattes sur la table.

Mais c'est un fait incontestable Qu'il ne sortait pas du couvent !

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