‹ Poèmes de la Révolution, 1789-1796Chapitre 20 sur 73 · A M. A. BARDOUX · texte numérisé non relu

A M. A. BARDOUX

La vie est complète quand on a aimé une foi?.

Cbahles ITodieh.

La chambre est amoureuse et, comme un reposoir,

Calme, mystérieuse à voir, Pleine de fleurs, de bruits légers, d'odeurs du soir.

C'est ici qu'il fait bon entendre La harpe à la beauté svelte, la harpe tendre En soupirs langoureux s'épandre.

Le son vient d'expirer au bord du clavecin ;

La flûte dort sur un coussin ; La harpe semble attendre et frémit comme un sein.

76 VERONIAUD.

la pénétrante soirée !

Ils sont là, deui amants à l'haleine enivrée. L'adoré près de l'adorée!

Elle si bonne et lui si fidèle, et s'aiœant

A n'avoir en un tel moment Qu'une harpe pour sœur de leur enchantement.

Elle qui d'un rien s'émerveille, C'est la touchante, c'est la naîve Caadeille Auj; types de Greuze pareille.

Lui f'appelle Vergniaud, être orageux et bon,

Lèvre wdente comme un charbon, .Main qui respecte un lis et qui brise un Bourbon !

\je jeune homme amoureux d'Athènes, Dont la parole en feu, fille de Démosthènes, Fait surgir les grands capitaines.

Fait jaillir les soldats trempés d'un triple airain

Qui s'en vont là-bas vers le Rhin "réer des Marathon au peuple souverain.

Vergniaud, le rêveur magnanime, Qui veut la République ineffable, et Testime Pure de sang, vierge de crime ;

Et qui contre Brunswick n'excite le tambour

Que pour mieux convier un jour Les vaincus à la fête auguste de Tamour,

A la grande Sans-Gulottide, Dans un monde affranchi plus pur et plus splendide Que la fabuleuse Atlantide I

Prophète harmonieux du lointain avenir,

Laisse, laisse-toi retenir, Car celle qui sans peur ne voit jamais venir

L*amant que menace la horde Par rétranger vomie et que la haine accorde. Gens de pillage et gens de corde ;

Un Foumier, un Varlet par Gobourg soudoyés,

Au sang de Septembre noyés.

Que la Montagne austère et sombre a reniés.

la pénétrante soirée !

Ils sont là, deux amants à Thaleine enivrée, L*adoré près de Tadorée !

Elle si bonne et lui si fidèle, et s'aimant

A n'avoir en un tel moment Qu'une harpe pour sœur de leur enchantement.

Elle qui d'un rien s'émerveille, C'est la touchante, c'est la naïve Gandeille Aux types de Greuze pareille.

Lui s'appelle Vergniaud, être orageux et bon,

Lèvre ardente comme un charbon, Main qui respecte un lis et qui brise un Bourbon !

Le jeune homme amoureux d'Athènes, Dont la parole en feu, OUe de Démosthènes, Fait surgir les grands capitaines.

Fait jaillir les soldats trempés d'un triple airain

Qui s'en vont là-bas vers le Rhin Gréer des Marathon au peuple souverain.

Vergniaud, le rêveur magnanime, Qui veut la République ineffable, et Testime Pure de sang, vierge de crime ;

Et qui contre Brunswick n'excite le tambour

Que pour mieux convier un jour Les vaincus à la fête auguste de Tamour,

A la grande Sans-Gulottide, Dans un monde affranchi plus pur et plus splendide Que la fabuleuse Atlantide I

Prophète harmonieux du lointain avenir,

Laisse, laisse-toi retenir, Car celle qui sans peur ne voit jamais venir

L'amant que menace la horde Par rétranger vomie et que la haine accorde.

Gens de pillage et gens de corde ;

Un Foumier, un Varlet par Gobourg soudoyés,

Au sang de Septembre noyés.

Que la Montagne austère et sombre a reniés.

la pénétrante soirée !

Ils sont là, deux amants à Thaleine enivrée.

L'adoré près de Tadorée !

Elle si bonne et lui si fidèle, et s'aimant

A n'avoir en un tel moment Qu'une harpe pour sœur de leur enchantement.

Elle qui d'un rien s'émerveille, C'est la touchante, c'est la naïve Gandeille Aux types de Greuze pareille.

Lui s'appelle Vergniaud, être orageux et bon,

Lèvre ardente comme un charbon, Main qui respecte un lis et qui brise un Bourbon !

Le jeune homme amoureux d'Athènes, Dont la parole en feu, fille de Démosthènes, Fait surgir les grands capitaines.

Fait jaillir les soldats trempés d'un triple airain

Qui s'en vont là-bas vers le Rhin Créer des Marathon au peuple souverain.

Vergniaud, le rêveur magnanime, Qui veut la République ineffable, et Testime Pure de sang, vierge de crime ;

Et qui contre Brunswick n'excite le tambour

Que pour mieux convier un jour Les vaincus à la fête auguste de Tamour,

A la grande Sans-Gulottide, Dans un monde affranchi plus pur et plus splendide Que la fabuleuse Atlantide I

Prophète harmonieux du lointain avenir,

Laisse, laisse-toi retenir, Car celle qui sans peur ne voit jamais venir

L'amant que menace la horde Par rétranger vomie et que la haine accorde, Gens de pillage et gens de corde ;

Un Fournier, un Varlet par Gobourg soudoyés,

Au sang de Septembre noyés, Que la Montagne austère et sombre a reniés.

la pénétrante soirée !

Ils sont là, deux amants à Thaleine enivrée, L'adoré près de Tadorée !

Elle si bonne et lui si fidèle, et s'aimant

A n'avoir en un tel moment Qu'une harpe pour sœur de leur enchantement.

Elle qui d'un rien s'émerveille, C'est la touchante, c'est la naïve Gandeille Aux types de Greuze pareille.

Lui s'appelle Vergniaud, être orageux et bon,

Lèvre ardente comme un charbon, Main qui respecte un lis et qui brise un Bourbon !

Le jeune homme amoureux d'Athènes, Dont la parole en feu, fille de Démosthènes, Fait surgir les grands capitaines.

Fait jaillir les soldats trempés d'un triple airain

Qui s'en vont là-bas vers le Rhin Créer des Marathon au peuple souverain.

Vergniaud, le rêveur magnanime, Qui veut la République ineffable, et l'estime Pure de sang, vierge de crime ;

El qui contre Brunswick n'excite le tambour

Que pour mieux convier un jour Les vaincus à la fête auguste de Famour,

A la grande Sans-Gulottide, Dans un monde affranchi plus pur et plus splendide Que la fabuleuse Atlantide I

Prophète harmonieux du lointain avenir.

Laisse, laisse-toi retenir, Car celle qui sans peur ne voit jamais venir

L'amant que menace la horde Par l'étranger vomie et que la haine accorde, Gens de pillage et gens de corde ;

Un Foumier, un Varlet par Gobourg soudoyés,

Au sang de Septembre noyés.

Que la Montagne austère et sombre a reniés.

Loin de ces lâches cannibales, Des maillets, des merlins, des piques et des balles, Et des tricoteuses brutales ;

Garde ton mieux aimé bien longtemps sur ton cœur,

Gandeille, ô maîtresse, ô sœur!

Verse à ses sens ravis la nocturne douceur.

Le jour venu, ne le renvoie Qu*inondé d'allégresse enfantine et de joie A ceux dont il sera la proie.

Fais-lui des souvenirs délicieux, fais-lui

Une mémoire d'aujourd'hui Pour demain, pour le temps d'amertume et d'ennui.

belle et bonne, tu t'inspires, De baisers généreuse et si riche en sourires, Cherchant d'harmonieux délires.

La harpe t'a comprise impatiente; elle est

Comme une vierge de Milet Mollement enlacée à tes beaux bras de lait,

Sous ton toucher elle remue Toute Textase en pleurs d'une langue inconnue, Amie et confidente émue.

Écoutez ces accents romantiques, ces sons

D'ariettes et de chansons, Airs songeurs, frais motifs, mélodiques frissons.

Où s'épanche dans la musique, Gandeille, ton amour simple et mélancolique.

Ton frais amour de bucolique.

Et la harpe aux accords pensifs vibrait encor

Que Vergniaud déploya l'essor Lyrique et radieux de ses paroles d'or.

rêve ! elles sont deux que ma jeunesse adore,

Charmes de mes regards, fêtes de mon cerveau.

Deux êtres ingénus et purs comme l'aurore,

Et faits pour resplendir sur un monde nouveau. i

Loin de ces lâches cannibales, Des maillets, des merlins, des piques et des balles, Et des tricoteuses brutales ;

Garde ton mieux aimé bien longtemps sur ton cœur,

Gandeille, ô maîtresse, ô sœur !

Verse à ses sens ravis la nocturne douceur.

Le jour venu, ne le renvoie Qu'inondé d'allégresse enfantine et de joie A ceux dont il sera la proie.

Fais-lui des souvenirs délicieux, fais-lui

Une mémoire d'aujourd'hui Pour demain, pour le temps d'amertume et d'ennui.

belle et bonne, tu t'inspires, De baisers généreuse et si riche en sourires, Cherchant d'harmonieux délires.

La harpe t'a comprise impatiente; elle est

Comme une vierge de Milet Mollement enlacée à tes beaux bras de lait.

Sous ton toucher elle remue Toute Textase en pleurs d'une langue inconnue, Amie et confidente émue.

Écoutez ces accents romantiques, ces sons

D'ariettes et de chansons, Airs songeurs, frais motifs, mélodiques frissons,

Où s'épanche dans la musique, Gandeille, ton amour simple et mélancolique.

Ton frais amour de bucolique.

Et la harpe aux accords pensifs vibrait encor

Que Vergniaud déploya l'essor Lyrique et radieux de ses paroles d'or.

rêve I elles sont deux que ma jeunesse adore, Charmes de mes regards, fêtes de mon cerveau. Deux êtres ingénus et purs comme l'aurore, TSX faits pour resplendir sur un monde nouveau.

Loin de ces lâches cannibales, Des maillets, des merlins, des piques et des balles, Et des tricoteuses brutales ;

Garde ton mieux aimé bien longtemps sur ton cœur,

Gandeille, ô maîtresse, ô sœur I Verse à ses sens ravis la nocturne douceur.

Le jour venu, ne le renvoie Qu'inondé d'allégresse enfantine et de joie A ceux dont il sera la proie.

Fais-lui des souvenirs délicieux, fais-lui

Une mémoire d'aujourd'hui Pour demain, pour le temps d'amertume et d'ennui.

belle et bonne, tu t'inspires, De baisers g^éreuse et si riche en sourires, Cherchant d'harmonieux délires.

La harpe t'a comprise impatiente; elle est

Gomme une vierge de Milet Mollement enlacée à tes beaux bras de lait,

Sous ton toucher elle remue Toute Textase en pleurs d'une langue inconnue, Amie et confidente émue.

Écoutez ces accents romantiques, ces sons

D'ariettes et de chansons, Airs songeurs, frais motifs, mélodiques frissons.

Où s'épanche dans la musique, Gandeille, ton amour simple et mélancolique.

Ton frais amour de bucolique.

Et la harpe aux accords pensifs vibrait encor

Que Vergniaud déploya Fessor Lyrique et radieux de ses paroles d'or.

rêve I elles sont deux que ma jeunesse adore, Charmes de mes regards, fêtes de mon cerveau. Deux êtres ingénus et purs comme l'aurore, Et faits pour resplendir sur un monde nouveau.

Loin de ces lâches cannibales, Des maillets, des merlins, des piques et des balles, Et des tricoteuses brutales ;

Garde ton mieux aimé bien longtemps sur ton cœur,

Gandeille, ô maîtresse, ô sœur I Verse à ses sens ravis la nocturne douceur.

Le jour venu, ne le renvoie Qu'inondé d'allégresse enfantine et de joie A ceux dont il sera la proie.

Fais-lui des souvenirs délicieux, fais-lui

Une mémoire d'aujourd'hui Pour demain, pour le temps d'amertume et d'ennui.

belle et bonne, tu t'inspires, De baisers généreuse et si riche en sourires. Cherchant d'harmonieux délires.

La harpe t'a comprise impatiente; elle est

Gomme une vierge de Milet Mollement enlacée à tes beaux bras de lait.

Sous ton toucher elle remue Toute Textase en pleurs d'une langue inconnue, Amie et confidente émue.

Écoutez ces accents romantiques, ces sons

D'ariettes et de chansons, Airs songeurs, frais motifs, mélodiques frissons,

Où s'épanche dans la musique, Gandeille, ton amour simple et mélancolique.

Ton frais amour de bucolique.

Et la harpe aux accords pensifs vibrait encor

Que Vergniaud déploya l'essor Lyrique et radieux de ses paroles d'or.

rêve I elles sont deux que ma jeunesse adore, Charmes de mes regards, fêtes de mon cerveau. Deux êtres ingénus et purs comme l'aurore. Et faits pour resplendir sur un monde nouveau.

Loin de ces lâches cannibales, Des maillets, des merlins, des piques et des balles, Et des tricoteuses brutales ;

Garde ton mieux aimé bien longtemps sur ton cœur,

Gandeille, ô maîtresse, ô sœur I Verse à ses sens ravis la nocturne douceur.

Le jour venu, ne le renvoie Qu^inondé d'allégresse enfantine et de joie A ceux dont il sera la proie.

Fais-lui des souvenirs délicieux, fais-lui

Une mémoire d'aujourd'hui Pour demain, pour le temps d'amertume et d'ennui.

belle et bonne, tu t'inspires, De baisers g^éreuse et si riche en sourires, Cherchant d'harmonieux délires.

La harpe t'a comprise impatiente; elle est

Gomme une vierge de Milet Mollement enlacée à tes beaux bras de lait,

Sous ton toucher elle remue Toute l'extase en pleurs d'une langue inconnue, Amie et confidente émue.

Écoutez ces accents romantiques, ces sons

D'ariettes et de chansons, Airs songeurs, frais motifs, mélodiques frissons,

Où s'épanche dans la musique, Gandeille, ton amour simple et mélancolique, Ton frais amour de bucolique.

Et la harpe aux accords pensifs vibrait encor

Que Vergniaud déploya l'essor Lyrique et radieux de ses paroles d'or.

rêve I elles sont deux que ma jeunesse adore, Charmes de mes regards, fêtes de mon cerveau. Deux êtres ingénus et purs comme l'aurore.

Et faits pour resplendir sur un monde nouveau.

La République et toi! mes vivantes délices, Double et sacré génie! ô mes muses, mes dieux, Pour qui j'affronterais Tacier des froids supplices Et la morne descente à TÉrèbe oublieux.

Car superbe j'irais redire aux asphodèles Et redire aux grands morts leurs divines faveurs, La gloire des baisers que mon front reçut d'elles, Et les morts m'envîraient, attentifs et rêveurs.

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