A M. ERNEST LEGOUVÉ
Non! jamais la Liberté n'a fait plos cruellement expier aux tienn la gloire d*aTotr embrassé son cuTle.
LoDis Blikc.
Des loups dans le lointain, une forêt déserte,
Deux hommes, deux proscrits, double victime offerte
A la fatalité de l'immolation ;
L'un s'appelle Buzot et l'autre Pétion ;
La neige flagellait ces deux pauvres visages ;
Ils allaient devant eux, ces héros et ces sages,
Sans espoir qu'à leurs maux il pût être une fm.
Pensifs, ils avaient froids; mornes, ils avaient faim,
Les loups aussi...
Là-bas de farouches murmures Que le vent prolongeait au milieu des ramures
Grondent, et Ton pourrait entendre par moments Un fauve et famélique appel de hurlements A travers le silence et l'ombre épouvantables. Les troupeaux sont reclus et closes les étables ; Plus de combat avec les chiens et le berger : Rien... plus une pâture à terre... Il faut manger!
Et les beaux Girondins que la Commune exile
Marchaient toujours, pareils aux Anciens du Pœcile,
Évoquant un passé resplendissant et fier,
Un passé si loin d'eux et qui date d'hier :
Le duel corps à corps contre une cour servile,
La jeune ovation du vieil Hôtel-de- Ville,
Les clubs comme uiie houle ondulant à leur voix,
Le soufflet de la guerre à la face des rois.
Le Dix Août renversant l'altière tyrannie
Et l'amour d'un grand peuple attestant leur génie.
sainte illusion ! Ces têtes de proscrits S'illuminent. Parmi les bravos et les cris Pétion se revoit au retour de Varennes Triomphant, et Buzot rêve aux heures sereines Où voltigeait ton doux sourire étincelant.
Ton sourire de femme, ô madame Roland !
Les loups ne sont pas loin... Ils vont franchir la marge
Des )oups dans )e lointain, une forêt déserte,
Deux hommes, deux proscrits, double victime offerte
A la fotalité de l'immolation;
L'un s'appelle Buzot et l'autre Pétion ;
T^ neige flagellait ces deux pauvres visages ;
Ils allaient devant eui, ces héros et ces sages.
Sans espoir qu'à leurs maui il pûl être une fin.
Pensifs, ils avaient froids; mornes, ils avaient faim,
Les loups aussi...
Là-bas de forouchea murmures Que le vent prolongeait au milieu des ramures
Grondent, et Ton pourrait entendre par moments Un fauve et famélique appel de hurlements
A travers le silence et l'ombre épouvantables. Les troupeaux sont reclus et closes les étables ; Plus de combat avec les chiens et le berger : Rien... plus une pâture à terre... Il faut manger!
Et les beaux Girondins que la Commune exile
Marchaient toujours, pareils aux Anciens du Pœcile,
Évoquant un passé resplendissant et fier,
Un passé si loin d'eux et qui date d'hier :
Le duel corps à corps contre une cour servile,
La jeune ovation du vieil Hôtel-de-Ville,
Les clubs comme une houle ondulant à leur voix,
Le soufflet de la guerre à la face des rois.
Le Dix Août renversant l'altière tyrannie
Et l'amour d'un grand peuple attestant leur génie.
sainte illusion 1 Ces têtes de proscrits S'illuminent. Parmi les bravos et les cris Pétion se revoit au retour de Varennes Triomphant, et Buzot rêve aux heures sereines Où voltigeait ton doux sourire étincelant, Ton sourire de femme, ô madame Roland !
Les loups ne sont pas loin... Ils vont franchir la marge
A M. ERNEST LEGOUVi
Non ! jamais la Liberlé n'a fait plat cruellement eipier aux nens la gloire d*aToir embrassé son cuUc.
LoDis Blimc.
Des loups dans le lointain, une forêt déserte,
Deux hommes, deux proscrits, double victime offerte
A la fatalité de l'immolation ;
L'un s'appelle Buzot et l'autre Pétion ;
La neige flagellait ces deux pauvres visages;
Ils allaient devant eux, ces héros et ces sages,
Sans espoir qu'à leurs maux il pût être une An.
Pensifs, ils avaient froids; mornes, ils avaient faim,
Les loups aussi...
Là-bas de farouches murmures Que le vent prolongeait au milieu des ramures
Grondent, et Ton pourrait entendre par moments Un fauve et famélique appel de hurlements A travers le silence et Tombre épouvantables. Les troupeaux sont reclus et closes les étables ; Plus de combat avec les chiens et le berger : Rien... plus une pâture à terre... Il faut manger!
Et les beaux Girondins que la Commune exile
Marchaient toujours, pareils aux Anciens du Pœcile,
Évoquant un passé resplendissant et fier,
Un passé si loin d'eux et qui date d'hier :
Le duel corps à corps contre une cour servile,
La jeune ovation du vieil Hôtel-de- Ville,
Les clubs comme une houle ondulant à leur voix,
Le soufflet de la guerre à la face des rois.
Le Dix Août renversant Taltière tyrannie
Et l'amour d'un grand peuple attestant leur génie.
sainte illusion ! Ces têtes de proscrits S'illuminent. Parmi les bravos et les cris Pétion se revoit au retour de Varennes Triomphant, et Buzot rêve aux heures sereines Où voltigeait ton doux sourire étincelant, Ton sourire de femme, ô madame Roland !
Les loups ne sont pas loin. . . Ils vont franchir la marge