A ALFRED RAMBAUD
Ce deaz septembre reDOuvelé tons les jours par des jeanes gens qui sortaient d'un bal et se faisaient attendre dans on boudoir.
C BIBLES NODIBB.
Ce sont des modérés, de dignes jeunes gens ; Il flattent de la main leurs jabots engageants
Et font valoir leurs bas de soie ; Tout est meneille, tout est délices, tout.
Leurs habits en droguet tourterelle, et surtout
Leur art de se tenir en joie.
Lyon entier honore et fête leurs plaisirs Ingénieux, Taimable emploi de leurs loisirs,
Et des bourgeoises accomplies.
Avec ce long soupir précurseur du baiser, Disent : « ces jeunes gens, qu'il savent s'amuser
Et comme ils font bien les folies ! »
GAITES LYONNAISES. 821
C'est le soir, au sortir des cafés, que vraiment Ils ont des jeux mêlés de verve et d'enjouement.
Quant ils se mettent en campagne, Chemin faisant couchant sur les pavés rougis Quelque Jacobin mort, jusqu'au discret logis
Où pétillera le Champagne.
Parfois, quittant un bal en pleine pâmoison, C'est leur caprice encor d'envahir la prison,
Et, pour varier les quadrilles, D'aller, les violons en tête, massacrer Tous ces républicains sans armes, éventrer
Ces gueux, même aux yeux de leurs filles.
Si les filles en pleurs sur les corps expirants Se jettent, réclamant aux tueurs leurs parents,
Tout beau, petites insolentes 1 Nos braves muscadins, fouettant à tour de bras Votre deuil filial, feront sur vos appas
Maintes gorges-chaudes galantes,
Puis de retour, parmi les femmes et les fleurs. Ils se pavaneront, pimpants et persifleurs ; Ils plairont aux dames âgées,