‹ Poèmes de ParisChapitre 50 sur 66 · LES PREMIERS SOLEILS · texte numérisé non relu

LES PREMIERS SOLEILS

Le ciel garde quelques pâleurs Des dernières mélancolies, Mais déjà l'on pressent les fleurs, Et les femmes sont plus jolies.

On dirait l'aube de l'été,

Et je reçois sous ma paupière

Et dans mon âme la beauté

En même temps que la lumière.

L'air s'étonne de resplendir ;

Mais le froid ne mord plus les plantes

Qui commencent à reverdir :

Et les heures semblent moins lentes ;

Déjà le ciel est presque bleu ; Je peux entr'ouvrir ma fenêtre.

Les jours grandissent peu à peu, L'amour même pourra renaître !

Le ciel m'accable ou m'éblouit :

Je suis triste si l'air soupire ; Un peu d'azur m'épanouit ; Un premier soleil me fait rire.

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