‹ Poèmes de ParisChapitre 51 sur 66 · SUR LES PONTS · texte numérisé non relu

SUR LES PONTS

A ERNEST DHERVII. I, Y

L'été^ quand je passais sur les ponts, le matin, fe suivais du regard la fuite du lointain. Les quais, leurs horizons d'arbres hauts et de pierres, Et la beauté du jour entrait dans mes paupières. Mais plus que les palais, les arbres, les maisons, Plus que le ciel, baignant d'azur les horizons, Je voyais, coupe verte où mon rêve s'abreuve. Dans un cadre éclatant reluire le vieux fleuve. Avec son cours précis, ou bien vague et rôdeur. Et le frisson léger que donne son odeur.

Bercée au flot menu qui n'a pas de marée,

Je voyais la frégate à la rive amarrée,

Et, comme des maisons trop froides les hivers,

Les grands bateaux de bains aux volets gris ou verts.

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