A JULES BRETON
Le Louvre où j'épelai, poète adolescent, Cette langue du beau que je lis à présent, Car l'image en mes yeux évoquant la pensée. C'est là que fut mon âme au rhythme fiancée. Voit souvent mon regard de promeneur pieux Levé vers Raphaël et vers mes premiers dieux. C'est là que mon esprit cherche encore l'exemple. Je marche recueilli comme on fait dans un temple. Florence que j'ai vue au milieu de ses fleurs, Venise, cette gloire unique des couleurs, Rome même, la ville à la lueur étrange Qui rapproche César géant de Michel-Ange, Dont aucun vent de mort n'a soufflé le flambeau, N'a rien de plus auguste ou même d'aussi beau.