LA MORT DE. L'AÏEUL
Mon père est mort, voici vingt ans, à Vaugirard. Enfant, je n'ai pas vu partir le corbillard, Mais je sais la tristesse affreuse que dégage Ce char glacé portant les morts comme un bagage, Au milieu des passants affairés, et du bruit Des (iacres et des vieux hôtels qu'on reconstruit Il gît dans un recoin du cimetière immense, Sol où même le vent ne met point de semence.
Son père, mon aïeul, est mort, voici vingt jours. Paris tua le (ils : Paris fait les ans courts. Il rencontra la mort en poursuivant la gloire (0 Paris, c'est toujours la même vieille histoire!) Tandis qu'au loin, là-bas, près des flots miroitants. Le vieillard l'espérait et comptait les instants. Son fils mort, il se dit : « C'est bien, j'attendrai l'heure. » Elle vint. Ne croyez pourtant pas que je pleure ;