‹ Poèmes de ProvenceChapitre 31 sur 103 · LA SAINTE-BAUME · texte numérisé non relu

LA SAINTE-BAUME

. A dos d'une, on gravit la montagne où serpente Un chemin large, plein de rocs et dur de pente, Entre, des buissons verts, sous un soleil brûlant. L'ânière en grand ebapeau pousse l'àne indolent l»oni le pas routinier tous berce sans secousse; Chacun parle, et médit de sa monture douce.

Mais les Anes rêveurs laissent sans s'émouvoir Sur leur dos résigné les quolibets pleuvoir, Trembler la jeune tille et rire le jeune homn.e.... héros du travail! noble bêle de somme!

Sur le bord du chemin surgit de loin en loin

Un pilier ellbndré dont on ne prend plus soin.

Où jadis se dressait, appelant la prière,

Un saint couvert de fleurs dans sa niche de pierre.

Et lanière qui parle à l'àne par instants

Vous conte « comment Dieu lait grâce aux repentants;

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