A VIRGILE
Et le bourdonnement endormeur de l'abeille,
Et la flûte du pâtre apprenant à nos bois
A redire le nom qui tremble dans sa voix....
Tout le jour, jusqu'à l'heure où du haut des montagnes
L'ombre tombant plus longue envahit les campagnes,
Ce chant rustique fait du ramage des eaux.
Ile la plainte du vent traversant les roseaux,
D'un bruil de papillons voltigeant sur des roses.
Évoque les gaîtés et les larmes des choses.
Alors, je souriais, ô grand poète ami, Comme un enfant, bercé par sa mère, endormi, La joue humide encor d'un chagrin qui s'achève, Sourit de la chanson qui fait naître un beau rêve!
ib