‹ Poèmes de ProvenceChapitre 40 sur 103 · LE MAL DU PAYS · texte numérisé non relu

LE MAL DU PAYS

« On sait mieux le français au pays de la neige : Eloignons cet enfant de nous, se dirent-ils; Il faut que les garçons apprennent les exils. » Et l'on m'envoya loin, à Màcon, au collège.

Oh ! comme je pleurais là-bas, pauvre petit!

Mes compagnons de classe en ont garde mémoire, Et ceux qui m'ont revu m'en ont redit l'histoire : Plus de gaîtés d'enfant, de jeux ni d'appétit.

Et mes grands yeux encore agrandis par la fièvre Poursuivaient fixement le songe du retour; Je mourais d'un regret de soleil et d'amour; Les lettres du pays ne quittaient plus ma lèvre.

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