‹ Poèmes de ProvenceChapitre 49 sur 103 · CLAIRE · texte numérisé non relu

CLAIRE

Vous aviez des cheveux légers de soie et d'or. Nos yeux en même temps s'éveillaient sur les choses Comme le fin parfum dans le bouton des roses, L'amour vague emplissait nos cœurs Termes encor.

Vous seriez à présent, Claire, une jeune femme, Vous qu'enfant j'embrassais avec de doux frissons; Car on aime à cet âge, et tous nous connaissons De ces espoirs d'amour pour une aurore d ame.

Pourquoi nous avez-vous quittés un beau matin? Aviez-vous deviné les tourments de la vie ?

La route vous fit peur et seul je l'ai suivie, Non pas sans envier parfois votre destin.

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