‹ Poèmes de ProvenceChapitre 83 sur 103 · NUITS D ÉTÉ · texte numérisé non relu

NUITS D ÉTÉ

La nuit vient d'effacer les formes sur la terre; Mon cœur, plein de cette ombre où flotte le mystère, Soupire, tout charge de tristesse et d'espoir; D'où vient ce triste espoir, nuits d'été, qu'en silence Sous le ciel constellé le vent du Sud balance, Et que le jour mourant fait naître dans le soir?

Ali! peut-être ce trouble épars dans la nuit douce' Est-il suave au monde et pour moi seul cruel; Car je connais comment une femme repousse, Et mon amour déçu peut m attrister le ciel.

J'ai voulu respirer et m'emplir la poitrine Du frais apaisement de la brise marine ;

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