‹ Poèmes décadents, 1883-1895Chapitre 23 sur 32 · LA PRISON DU POETE · texte numérisé non relu

LA PRISON DU POETE

Fenêtre aux barreaux quadrillant de fer Le rectangle étroit de lumière à franges Où pâlit l'eflroi de rêves étranges, Lune des tombeaux ouvrés par l'Enfer,

Tu semblés, ce soir, un violon clair Sur lequel, chassant un vol de mésanges, Rit humainement l'archet blanc des anges Qui donne à l'espoir le la bleu de l'air.

La Prison du Poète 105

0 dispense-moi, Liberté divine,

Le quiet émoi que la peur divine

En les bruits lointains de ton œil cruel ;

Fais qu'exaspéré de honte infinie, Aux prévus demains, mon chant virtuel S'accompagne en ré de ton harmonie.

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