‹ Poèmes décadents, 1883-1895Chapitre 24 sur 32 · ORGUE DE BARBARIE · texte numérisé non relu

ORGUE DE BARBARIE

Grâces de ce quatrain, senor Mufliseca, Par quoi votre cœur mal rythmique de tendresse S'afflige de « ne rien pouvoir » à la détresse Clamant vers lui son air tremblé d'harmonica,

Plainte d'effroi si gauche, hélas ! mais de caresse Dolente et sanglotante et d'émoi délicat Certes autant que, sous un doigt de sûre adresse, Mainte guitare après agape de muscat.

Orgue de Barbarie 107

Donc, en l'exil des mets le rimeur doit abstraire Son art tenu pour merveilleux par vous, confrère, Sans jamais à ce sort même montrer le poing,

Qu'il rongera, — tel Ugolin, beau de famine, Fou des compassions ne le bienveillant point, Dans la tour de Misère où sa chair se rumine.

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