‹ Poèmes décadents, 1883-1895Chapitre 7 sur 32 · MYOSOTIS D'ADIEU · texte numérisé non relu

MYOSOTIS D'ADIEU

Je pars, ma bonne amie ; et voici que mon cœur Saigne de façon mal exquise à la pensée Le transperçant comme un poignard que, délaissée De votre bon égard, mon âme votre sœur,

Vous toute même et trop car je reste obsesseur

Nonobstant le refus de raison sciencée,

Va boire en route, ô fatidique fiancée,

Le voulussiez-vous point, au calice moqueur

52 Myosotis d'Adieu

De votre lys d'oubli la mort de ses ultimes Espoirs chéris de paix : impeccandes victimes, Ces âme et cœur que le malheur excoria

Et — ce m'est remembré d'une main la riposte Que vous n'aspiriez pas à voir, ô Maria, Expirants sur votre dédain en holocauste !

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