LA VIEILLE
Tiens, voilà un kopek. Ne m’oublie pas dans tes prières. ' .
BORIS GODOUNOFF.
le santon s'assied par terre et chante .
« La lune va en carrosse; le petit chat pleure. Lève-toi , innocent., et prie Dieu. » ( Les garçons V entourent de nouveau.)
l’un d’eux.
Bonjour, santon. Que notes-tu aussi ton bonnet? (Jl le frappe sur la tête.) Tiens, comme ça sonne.
LE SANTON
Eh, moi, j’ai un petit kopek.
LE GARÇON
Ce n’est pas vrai.. Voyons, montre-le. {Il lui arrache le kopek et s'enfuit.)
le santon pleurant.
On a pris mon petit kopek; on tourmente l’innocent.
LE PEUPLE
Le tzar ! le tzar ! ( Le tzar sort de la cathédrale, précédé d’un boyard qui distribue des aumônes. D'autres boyards le suivent.)
LE SANTON
Boris, Boris, les petits garçons tourmentent l’innocent.
BORIS
Qu’on lui fasse une aumône. Pourquoi pleure-t-il?
LE SANTON
Les petits garçons me tourmentent. Faisleur couper le cou, comme tu as fait couper le cou au petit tzarévitch.