‹ Poëmes dramatiques d'Alexandre PouchkineChapitre 21 sur 53 · LA VIEILLE · texte numérisé non relu

LA VIEILLE

Tiens, voilà un kopek. Ne m’oublie pas dans tes prières. ' .

BORIS GODOUNOFF.

le santon s'assied par terre et chante .

« La lune va en carrosse; le petit chat pleure. Lève-toi , innocent., et prie Dieu. » ( Les garçons V entourent de nouveau.)

l’un d’eux.

Bonjour, santon. Que notes-tu aussi ton bonnet? (Jl le frappe sur la tête.) Tiens, comme ça sonne.

LE SANTON

Eh, moi, j’ai un petit kopek.

LE GARÇON

Ce n’est pas vrai.. Voyons, montre-le. {Il lui arrache le kopek et s'enfuit.)

le santon pleurant.

On a pris mon petit kopek; on tourmente l’innocent.

LE PEUPLE

Le tzar ! le tzar ! ( Le tzar sort de la cathédrale, précédé d’un boyard qui distribue des aumônes. D'autres boyards le suivent.)

LE SANTON

Boris, Boris, les petits garçons tourmentent l’innocent.

BORIS

Qu’on lui fasse une aumône. Pourquoi pleure-t-il?

LE SANTON

Les petits garçons me tourmentent. Faisleur couper le cou, comme tu as fait couper le cou au petit tzarévitch.

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