‹ Poëmes dramatiques d'Alexandre PouchkineChapitre 23 sur 53 · LE BOYARD · texte numérisé non relu

LE BOYARD

On annonce des hôtes étrangers.

BORIS

Je veux les recevoir. — Basmanoff, attends ici ; j’ai encore à te parler. (Il sort avec le boyard.)

BASMANOFF.

Grand et vaste esprit de souverain ! Que ' 8

Dieu lui donne de vaincre le maudit Otrépieff! il fera encore beaucoup de bien à la Russie.

Une grande pensée vient de naître dans son âme; il ne faut pas lui laisser le temps de se refroidir. Quelle carrière va s’ouvrir pour moi, petit gentilhomme, s’il casse la corne à la fierté des vieux boyards. Je ne connais pas de rivaux dans l’art de la guerre; je me placerai le premier près du trône du tzar. Et peut-être un jour.... Mais quel est ce bruit étrange?

( Tumulte . — Des boyards, des serviteurs de la cour entrent et passent en courant, se parlent à ï oreille et jettent des exclamations.)

l’un d’eux.

Le médecin !

UN AUTRE

Vite, chez le patriarche !

UN TROISIÈME

Il appelle le tzarévitch. Le tzarévitch !

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