LE BOYARD
On annonce des hôtes étrangers.
BORIS
Je veux les recevoir. — Basmanoff, attends ici ; j’ai encore à te parler. (Il sort avec le boyard.)
BASMANOFF.
Grand et vaste esprit de souverain ! Que ' 8
Dieu lui donne de vaincre le maudit Otrépieff! il fera encore beaucoup de bien à la Russie.
Une grande pensée vient de naître dans son âme; il ne faut pas lui laisser le temps de se refroidir. Quelle carrière va s’ouvrir pour moi, petit gentilhomme, s’il casse la corne à la fierté des vieux boyards. Je ne connais pas de rivaux dans l’art de la guerre; je me placerai le premier près du trône du tzar. Et peut-être un jour.... Mais quel est ce bruit étrange?
( Tumulte . — Des boyards, des serviteurs de la cour entrent et passent en courant, se parlent à ï oreille et jettent des exclamations.)
l’un d’eux.
Le médecin !
UN AUTRE
Vite, chez le patriarche !
UN TROISIÈME
Il appelle le tzarévitch. Le tzarévitch !