‹ Poëmes dramatiques d'Alexandre PouchkineChapitre 3 sur 53 · Le plus haut magistrat, le grand juge · texte numérisé non relu

Le plus haut magistrat, le grand juge

BORIS GODOÜNOFF.

VOIX DANS LE PEUPLE

Silence! silence! Le diâk de la Douma v a parler. Silence, écoutez!

(Le diâk paraît sur le perron rouge.)

LE DIÂK.

Peuple ! le conseil a décidé d’essayer pour la dernière fois la force des supplications sur lame affligée du régent. Dès demain, le trèssaint patriarche, après avoir solennellement célébré la messe au Kremlin, précédé des saintes bannières, 'des images de la Vierge de Wladimir et de la Vierge du Don, se lèvera; et avec lui se lèveront tous les boyards, le corps des nobles et les élus du peuple de l’orthodoxe Moscou. Ils iront supplier de nouveau la tzarine pour qu’elle prenne en pitié la patrie orpheline, et qu’elle donne à son frère Boris la bénédiction du règne. Séparez-vous, allez avec Dieu chacun dans son logis, et priez pour que les ferventes supplications des orthodoxes montent jusqu’au ciel.

(La foule se disperse en faisant des signes de croioo.)

(En vers.)

Le Champ-aux-Vierges devant le monastère des Vierges.

FOULE DE PEUPLE

UN HOMME

Ils sont entrés maintenant dans la cellule de

la tzarine. Boris et le patriarche y sont entrés aussi avec une cohue de boyards.

UN AUTRE

Que dit-on?

UN AUTRE

il s’obstine toujours, Pourtant il y a de l’espoir.

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