‹ Poëmes dramatiques d'Alexandre PouchkineChapitre 45 sur 53 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

( La rive du Dnieper. )

LE KN1AZ.

Me voilà ramené clans ces lieux. Tout me rappelle ici le passé, tout me rappelle la douce et triste légende de ma belle jeunesse. Ici , naguère libre, venait un libre amour. J’étais heureux alors! Insensé! ai-je pu si étourdiment repousser ce bonheur? Ce que j’ai vu ici hier ne me sort plus de l’esprit. Malheureux père! qu’il est horrible à voir! peut-être vais -je encore le rencontrer aujourd’hui.

Peut-être voudra-t-il consentir à quitter la forêt pour habiter avec moi.... (La Roussâ-

LA ROUSSÂLKA.

l-otchka sort de l'eau.) Que vois-je ? Qui es-tu? d’où sors-tu , charmante enfant ? .

On pourrait croire, et beaucoup croient en effet, que Pouchkine a laissé ce petit drame inachevé. Mais si l’on se rappelle que, dans la scène précédente, le dénoûment est préparé et annoncé, l’on conviendra qu’il était inutile de le mettre en action, et que, surtout pour un poème fantastique, il valait mieux laisser à l’imagination du lecteur le soin de conclure et de se représenter la vengeance de la Roussiilka.

L’INVITÉ DE PIERRE

L’INVITE DE PIERRE

O statua gentilissima Del grau commendalore....

Âh! padrone....

(Don Giovanni.)

Page 1