SÉRÉNADE TRISTE
Laisse-moi dormir ! que j'oublie La rancœur de Tamour lointain, L'ironique et cruel destin De mon espérance avilie :
Laisse-moi pleurer I Que je lave L'afiFront de ton corps radieux, 0 sœur inclémente des Pieux»
Toi la prêtressOi et toi Teiolave t
Laisse-moi t aimw I Qu^ jd goûtf Le népenthès de tos baic^rs Et qu'en leurs parfums embraies Je boive la mort, g'putt^ à goutte,
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SONNET
La cloche pleure Ses pleurs d'arg'ent Et pleure Theure, Au ciel chang'eant.
Un rêve, un leurre D'amour na^e en L'ombre qu'enfleurent Dçs lis d'arçent.
85 POimS éLÉGIAQUBS
Et, sous les palmes.
Des ailes calmes Caressent nos
Fronts lourds que grise La plainte grise Des pianos.
SONNET
La lune bleuit sur les mousses fraîches, Semant de clartés les fauves prairies D'étoiles. Les bœufs dorment dans les crèches. Des pleurs sur vous, balsamines flétries.
Le silence monte avec les moiteurs Odorantes des herbes, pâmoison De corolles sous tes feux protecteurs, 0 du rouge été blanche lunaison I
POEMES ÉLBGIAQUES
Les belles-de-nuit, jetant leurs haleines, S'ouvrent au vol lourd des grises phalènes, La chouette pleure au creux d'une yeuse :
Et, comme aux doux soirs des amours clémentes,
S'exhale dans la nuit harmonieuse
Le parfum ai^ des foins et des menthes.
SONNET
Comme un frêle cristal où pleure La pourpre sang^lante du vin :
Comme un timbre d*or pur que Theure Fait gémir, sous son pied divin :
Pour nous guérir de la male-heure, Pour amender l'acre levain Du désir, qui toujours nous leurre De son prestige infâme et vain ;
go POEMES iLÂGIAQUKS
Pour fuir TEnnuI, morne convive, Pour susciter les fonts d'eau vive Qu'implorent nos cœurs aux abois;
Pour enchanter notre détresse, Eclate votre chère voix Où s'alang^it une caresse»
NOGTURNBS