‹ Poèmes élégiaques (volume 2)Chapitre 17 sur 72 · IN FAVILLA · texte numérisé non relu

IN FAVILLA

Novembre a couronné les arbres morts de givre : La montag^ne^ d'où les troupeaux s'en vont bêlant, A revêtu son froid manteau de satin blanc : Les couchants sont couleur de turquoise et de cuivre.

Et voici qu'ont fleuri les sombres anthémis^ Afin qu'au jour des Morts, sur leurs fosses, les mères En deuil, autour des croix et des grilles amères, Jettent avec des pleurs quelques parfums amis.

Une plainte alanguie et tenace marmonne Sous le couvert des bois jonché de feuilles d'or : Et, dans nos cœurs lassés où le désir s'endort, S'élève aussi l'odeur funèbre de Tautomne.

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SONNET

Toute pâte, comme une sœur»

A la trifttesse qui s'oublie La Lune verse la douceur Blanche de sa mélancolie.

0 Lune pâle qui délie, Liliale en le soir berceur, Ta lueur d'opale appàlie A la douceur d'une aime sœuf^

KOGTCRNÉS

Verse loubli, Sélène blonde I Et berce, dans la nuit profonde.

Berce les cœurs endoloris.

Lis unique I Rose trémièrel Sème ton pollen de lumière Par les blondeurs où tu fleuris.

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RÊVE ANTIQUE

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