‹ Poèmes élégiaques (volume 2)Chapitre 19 sur 72 · LE BUCHER D'HÉRAKLÈS · texte numérisé non relu

LE BUCHER D'HÉRAKLÈS

Comme il avait tordu les sapins séculaires Et construit un bûcher dig^ne de ses travaux, Le fils divin de Zeus, le dompteur de chevaux Héraklès, s'y coucha plein de lourdes colères.

L'acre douleur mordait ses héroïques chairs, Des larmes déchiraient son âme abandonnée En songeant à Tamour de la fille d'Œnée, La reine Déjanire aux yeux méchants et clairs.

Mais toujours plus épaisse arrivait la fumée, Et la lune agrandie ensanglantait les cieux : Des vautours s'appelaient dans Tair silencieux, Une clameur issait de la nuit enflammée.

BÊVE ANTIQUE lOI

Une clameur lug^ubre où rhomme vénéré, A travers les frissons du soir mélancolique, Écoutait des loups noirs la horde famélique Emplir de hurlements FŒta désespéré.

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